03.04.2008
Résultats des élections du CROUS : l'UNEF stagne, on perd un élu
Je me permets de donner mon avis a posteriori et à titre personnel sur le scutin d'aujourd'hui qui consistait à élire les représentants étudiants au CA du CROUS de Montpellier. Je n'ai pas voulu m'exprimer avant parce que ce n'est plus mon rôle. Je ne suis plus étudiant, je n'ai plus aucune responsabilité dans ce milieu, vous ferez donc ce que vous voulez de mon point de vue, parce que j'ai un peu d'expérience en la matière d'élections du CROUS (j'ai participé aux élections de 2000, 2002, 2004, 2006 et 2007). C'est la première fois depuis longtemps que je n'ai absolument rien fait pour le CROUS cette année, d'un autre côté normal, ce n'est plus de mon ressort, place aux jeunes.
Voici donc mon point de vue :
Je suis très déçu de voir comment se sont déroulées les élections du CROUS cette année. Je vois que l'élan de fédération que nous avions lancé il y a déjà quelques années avec les anciens élus de l'UM1 et des autres université, n'existe quasiment plus. Les assos travaillent chacune dans leur coin, il n'y a plus de volonté d'union. Or l'union est nécessaire si l'on veut gagner des élections notamment au CROUS qui est une élection académique et où il est vrai, l'UNEF a un énorme avantage parce que c'est une organisation unie et nationale qui sait dépasser les clivages des facs et des universités.
Nous, les associatifs, si l'on additionne nos scores aux différentes élections (UFR, CA, CEVU ...) et si en plus, on prend compte que c'est dans notre "fief" l'UM1, où on vote traditionnellement plus qu'ailleurs, on pourrait largement gagner le CROUS, qui est, je le rappelle, le véritable lieu pour mesurer les forces syndicales et associatives représentatives du monde étudiant.
Très déçu, je le suis, je suis même plutôt en colère. Qui a organisé ces élections ? Qui a monté la liste Inter-Assos? Où sont passés nos valeurs? Où est le programme?
Ce programme est vraiment pas terrible : il n'y a aucune proposition concrète, c'est effarant! On ne parle absolument pas des problèmatiques régionales et locales, de nos cités-U, de nos restos-U ... On se plaint suffisament que les syndicats comme l'UNEF ou l'UNI ont leurs ordres dictés depuis Paris, mais je constate que c'est exactement la même chose pour Inter-Assos cette année. On reçois maintenant les directives directement depuis la FAGE dont ce programme n'est rien d'autre qu'un copié-collé de leur programme national.
Cette liste est tout simplement ridicule. Quand on voit que sur la liste on met en position éligible des étudiants d'orthophonie (qui représentent tout de même une portion infime des étudiants de l'académie), quand on voit qu'il n'y a aucun représentant de Richter, aucun représentant de Perpignan, aucun représentant de l'UM3 en position éligible ni de droit, ni de pharma, ni d'IUT, aucune communication n'est passée véritablement dans les assos ... La mobilisation a été extrèmement faible là où d'habitude les bureaux nous sont favorables. Mais qu'ont fait les présidents de Corpo? Qu'a fait le BVE? La défaite était largement prévisible. Il faut arretez de croire que médecine représente à elle toute-seule l'UM1! 5 étudiants de l'UFR médecine sur cette liste, c'est beaucoup trop! En plus l'orde des candidats de la liste a été choisi en dépit du bon sens, sans aucune cohérence, sans lisibilté. Les formations de santé sont ultra-sur-représentées.
Il ne faut pas s'étonner qu'après toutes ces grosses erreurs de calculs stratégiques, les assos ont réussi à perdre un siège.
Les résultats sont là :
- UNEF : 3 élus
- INTER-ASSOS : 2 élus
- UNI : 1 élu
- SUD : 1 élu.
Ce n'est donc pas une victoire de l'UNEF mais c'est un défaite, et lourde, des assos étudiantes. Perso, je m'y attendai, ce n'est pas une surprise. Les représentants de la liste pourront toujours essayer de trouver un bouc émissaire responsable de cette défaite (car c'en est une!) mais les véritables responsables ce sont les présidents de corpos qui ne se sont absolument pas bougé pour ces élections et les élus qui n'on visiblement pas mobilisé grand monde. Une élection ça se prépare un minimum, on ne se bouge pas uniquement deux jours avant le jour du vote. Or la veille du scrutin, j'ai fait le tour des facs : pas une affiche, pas un tract, rien !
Les résultats sont mauvais, les plus mauvais depuis 4 ans, nous avons perdu 1 élu. Quel gâchis!
00:54 Publié dans Actualité, Université, Vie étudiante | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.01.2008
Les voeux de Dominique Deville de Périère
Très assidu aux différentes traditionnelles cérémonies des vœux, j’ai assisté ce matin à la cérémonie des vœux de Dominique Deville de Périère, présidente de l’Université Montpellier 1. Ils avaient lieu, cette année, à l’UFR d’Odontologie, dans un amphi, visiblement trop petit car tout le monde n’a pas pu s’assoir ni même entrer dans l’amphi.
Dans une ambiance sympathique et décontractée, la présidente a prononcé son discours. Elle a longuement rappelé et énuméré les différentes actions qui se sont déroulées en
2007 avec notamment, l’inauguration du bâtiment 3 de droit, le baptême de la maison des étudiants Aimé Schoenig de Richter, les débuts difficiles du PRES, les distinctions obtenues par certains laboratoires de STAPS et de Médecine notamment en cancérologie, le pôle de compétitivité ORPHEME, la refonte du site internet de l’université. Elle a également chaleureusement remercié les directeurs d’UFR et doyens pour leur travail dans l’intérêt général et non dans leur intérêt personnel (faut-il en voir une pique contre Jacques Touchon, doyen de médecine, présent dans la salle, pour son implication dans la campagne d’Hélène Mandroux et son apparition plus que probable sur sa liste?) … Mais elle a aussi insisté, et j’ai été particulièrement attentif sur ce point, du sens de la responsabilité et la retenue des étudiants de l’université Montpellier 1 sur les événements relatifs aux mouvements contre la loi LRU (en gros, les étudiants n’ont pas foutu le bordel comme à l’UM2 et l’UM3), bien remercié tous les élus étudiants, elle a aussi remercié mes amis Axel Arsac, gestionnaire de la maison des étudiants Aimé Schoenig de Richter pour son travail et mon successeur Nicolas Giraudeau pour la qualité de son travail en tant que VPE. En gros, une présidente qui n’oublie pas ses étudiants et l’engagement important de ces derniers !
Au niveau des projets pour l’année 2008, peu de choses ont été évoquées si ce n’est le passage à l’autonomie pour l’UM1, en tant qu’université « pilote » au niveau de l’année 2009 et la visite des experts du ministère au mois de février.
Ensuite, s’est suivie la traditionnelle remise des palmes académiques. Cette année ont été promus officiers deux doyens : Alain Terol, doyen de pharmacie et Henri Mahé de Boislandelle, doyen d’AES. Parmi les chevaliers, il y a eu Chantal Brunel du service de scolarité de l’UFR Odontologie, Pierre Marès professeur de médecine et directeur du service de gynécologie au CHU de Nîmes, Philippe Gibert, professeur d’odontologie et directeur du centre de soin dentaire, Pierre Dujols professeur de médecine et vice-président du CEVU et enfin Maryse Tedeschi, secrétaire du doyen à l’UFR AES. Je suis fier que l’UFR AES ait été bien récompensée cette année, cette UFR qui a tant besoin de reconnaissance et de soutien. Droit, STAPS et Sciences Eco ont été oublié cette année. D’un côté ce n’est pas plus mal ainsi, ce n’est pas toujours les même qui sont récompensés. La cérémonie s’est conclue par un lunch où j’ai pu revoir beaucoup de mes anciens collaborateurs.23:40 Publié dans Actualité, Université, Université Montpellier 1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2007
Paul Valéry, où les bloqueurs font regner la terreur
Encore une fois, la fac de Lettres Paul Valéry fait parler d'elle en mal. Encore une fois, ces soi-disant "bloqueurs" font regner la terreur sur ce campus .... et toujours les mêmes qui doivent pâtir de l'inconscience et la folie d'une minorité d'extrémistes.
Ce qui s'est passé ce matin est grave, très grave. Alors que ce matin, les cours devaient reprendre normalement, des violences extremes ont eu lieu devant l'entrée de la fac. Le président lui-même aurait été insulté et on lui aurait craché dessus, les étudiants qui voulaient aller en cours ont été insultés, bousculé voire même frappés ... Bref, ces satanés bloqueurs qui n'ont même pas l'intelligence de comprendre que seul un vote démocratique à bulletin secret rendrait leur mouvement légitime, ont gagné une fois de plus par la violence, contre une écrasante majorité des étudiants qui veulent seulement aller en cours et passer leurs exams, quoi de plus normal pour un étudiant qui a payé ses droits d'inscriptions pour une année?
Nous avons à faire, à tous points de vue, à des groupuscules ultra minoritaires, dangereux, probablement limités intellectuellement, dont le passe-temps favori est de "foutre le bordel". Ces professionnels du blocage et de la contestation permanente, sont à la fois le symbole même de l'intolerance et du terrorisme intellectuel. Tout casser pour reconstruire quoi? un monde meilleur : une belle utopie oui! Personne n'y croit! Ha elles ont bon dos leurs "sacro saintes Assemblée Générale" ou "AG" soi-disant démocratiques où le vote à main levé est roi! Ces personnes, non-étudiantes d'ailleurs pour la plupart, disposent d'un esprit étroit, formaté d'un discours démagogique accomodé à la sauce révolutionnaire, d'un ego surdimentionné et d'une haine qui pourrait rééllement être comparée à de l'extrémisme, le plus dur que nous puissions connaître. Oui l'extrème gauche est aussi dangereuse que l'extrème droite. Et personnellement, je combats toutes les formes d'extrémisme.
Ceci dépasse largement le cadre d'une opposition à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Tout se dit, tout et n'importe quoi. Non les universités ne vont pas être privatisées et oui je suis persuadé que rapprocher le monde de l'entreprise avec le monde universitaire est une bonne chose.
Les étudiants qui soutiennent et qui organisent les blocages à la fac de lettres sont suicidaires. Ils assassinent leur propre fac et leur avenir professionnel. Déjà que le niveau de l'Université de Paul Valéry n'est guère brillant, l'image de cette université va en pâtir encore plus. Et ceci, ce sont les diplômés qui vont en souffrir. A quoi sert d'être étudiant si ce n'est d'obtenir un diplôme? Là vraiment, les limites de l'acceptable ont été dépassées. Je constate que même l'UNEF, qui ne contrôle plus rien aujourd'hui à la fac de lettres où règne le chaos le plus total, appelle un retour au calme. Dans ce jeu là, l'UNEF a bon dos. Ces éternels donneurs de leçon ne récotent que ce qu'ils sèment : voilà le résultat d'un laisser-aller permanent des idées gauchiste, voilà le résultat d'une culture de l'échec, d'une culture de la haine et de l'intolérence. Oui l'UNEF a une grande part de responsabilité dans les événements de ce matin.
J'espère que les étudiants vont rééllement se mobiliser lors du référendum qui est organisé ce jeudi en votant massivement contre le blocage de l'université Paul Valéry, en espérant que les pro-blocage ne vont pas, une fois de plus, perturber le scrutin en volant les urnes. Il faut vraiment un retour à la normale pour permettre à l'écrasante majorité des étudiants de poursuivre leurs études normalement et de pouvoir passer leurs examens. Décision immédiate ce matin, le président, Jean-Marie Miossec a dû, à cause de ces extrémistes, à nouveau fermer l'université et a déclaré que le premier semestre serait perdu. Je déplore cette décision, néanmoins il est impossible de rattraper le retard accumulé. Le blocage a fait perdre à plus de 17 000 étudiants un semestre et pour certains (L3, M1, M2 ...) une année entière!
Tout ceci me dégoûte vraiment, l'intolérence de ces gens là ne doit pas triompher. Se battre pour ses idées : oui. Les imposer aux autres : non ! Fort heureusement, les étudiants de l'Université Montpellier 1, comme toujours, sont beaucoup plus raisonnables. Loin d'être désintéréssés sur l'avenir des études supérieures ou sur les réformes en cours, les élus de l'UM1 ont toujours été pragmatiques et ouverts à tous les débats constructifs. On peut s'opposer à des réformes, le problème n'est pas là. La loi LRU n'est peut-être pas parfaite. Mais rien, absolument rien, ne justifie la violence et la prise en otage d'une université de 17 000 étudiants par des groupuscules extrémistes ultra minoritaires.
00:40 Publié dans Actualité, Montpellier, Université, Vie étudiante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


