11.01.2008
La statue de Louis XIV du Peyrou
Aujourd'hui, petit zoom sur l'histoire d'une des plus connues des statues du centre de Montpellier : celle de Louis XIV sur la place du Peyrou.
En 1685, les états du Languedoc avaient pris la décision de mettre en place une statue en l'honneur de Louis XIV.
Dessinée par Mansart, fondue par Mazeline et Hurtelle dès 1692. Cette statue fut réclamée par les villes de Toulouse et de Montpellier mais le roi lui-même l'attribua à Montpellier. Son acheminement fut délicat car en 1717 elle était encore à Paris. Elle avait contre elle son poids de 450 quintaux et sur son parcours elle trouva les sables de l'estuaire de la Gironde complétement secs et tomba dedans pour finalement s'enliser pour une longue période.
Malgré tout elle fut placée à Montpellier le 27 février 1718. La garde nationale ayant besoin de bronze, elle disparut à la révolution, en 1792, direction Lyon pour être transformée en canons. On songea à la remplacer en Octobre 1814 malgré les dissensions politiques et financières. Enfin la deuxième statue arriva le 7 août 1828. C'est celle que nous connaissons aujourd'hui. Les auteurs sont Jean-Baptiste Debay et Carbonneaux. La légende raconte que l'un des deux sculpteur fut jeté en prison ou se serait suicidé parce qu'il avait oublié les étriers de Louis XIV sur son cheval.
La statue vient d'être rénovée recemment car elle était couverte de vert de gris, ce qui nous permets d'admirer toute sa splendeur.
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20.12.2007
Focus : les 9ème et 10ème cantons de Montpellier
Et pour terminer notre tour d'horizon des cantons de Montpellier, gros plan aujourd'hui sur les cantons de Montpellier-9 et de Montpellier-10
Le canton de Montpellier-9 :
Le canton de Montpellier-9 constitue, comme celui de Montpellier-6, un découpage cohérent. Le canton de Montpellier-9, non renouvelable en 2008, peut être considéré comme une ville à part entière car il contient la totalité du quartier populaire de la Paillade avec ses deux parties ( La Mosson et les Hauts de Massane) ainsi que le nord du quartier de Celleneuve et une partie du nouveau quartier de Malbosc. Ici le découpage est cohérent et le canton possède une réelle identité qui s’identifie vraiment avec le quartier de La Paillade. La plupart des logements sont récents (années 60 à nos jours) exceptés quelques rues anciennes de Celleneuve. La population s’accroit néanmoins et atteins aujourd’hui environ 27 000 habitants dû certainement à l’arrivée de nouveaux habitants dans la nouveau quartier de Malbosc et les nouvelles villas construites aux Hauts de Massane et vers le Palais des Sports Pierre de Coubertin. Au niveau politique, inutile de dire qu’ici c’est le fief électoral des socialiste et de la gauche qui toujours réalisé ses meilleurs scores dans tous les bureaux de vote du canton, et ce, depuis des années. Même si en 2002, Jacques Domergue a fait de bons scores, il n’est pas arrivé en tête dans le canton qui a toujours assuré les réserves de voix nécessaires pour les victoires électorales de Georges Frêche sur Montpellier. C’est grâce à la Paillade , grâce à ses écarts de voix importants, que la gauche est majoritaire sur Montpellier. André Vézinhet reste le maître incontesté de ce canton. Elu conseiller général en 1986, il est constamment réélu depuis, surtout en 2004 où il est triomphalement réélu au premier tour et en 2007 où il est élu député grâce à ses scores sur ce canton. C’est ici, dans ce canton, où l’on peut voir tout le clientélisme de la gauche et toute l’activation des réseaux, des associations de quartiers qui ont toujours assuré des victoires à la gauche dans ces quartiers populaires et déshérités, terreau de l’électorat socialiste. La droite aura du mal à voir un jour la victoire dans ce canton, mais pas impossible néanmoins si on prend l’exemple du canton très populaire de Nîmes-6 qui abrite les 2 ZUP de Nîmes (Pissevin et Valdegour) qui fut communiste pendant des années et qui a basculé à droite en 2001 avec l’élection de Richard Tiberino. Et oui, toutes les ZUP ou cités populaires ne votent pas toutes forcement à gauche. Mais bon, la personnalité de Vézinhet joue ici, un rôle non négligeable dans ses victoires électorales. L’homme politique est connu et reconnu. Le canton de Montpellier-10 :
Le canton de Montpellier-10 est un canton particulier sur beaucoup de points de vue. Il n’est pas renouvelable en 2008. C’est le canton le plus artificiel de Montpellier dont le découpage, incohérent, peut réellement se comparer à un véritable charcutage. Le canton a la forme d’un U à l’envers et englobe deux morceaux distincts de la commune de Montpellier auxquels il faut ajouter les deux villages de Grabels et de Juvignac. C’est le canton le plus peuplé de Montpellier, 40 000 habitants au total dont 28 000 sur Montpellier et sa population ne cesse d’augmenter avec l’accroissement des deux villages et la construction de nouveaux quartiers dont notamment Malbosc. La partie nord du canton est une longue bande qui s’étale de part et d’autre de l’axe principal constitué par l’Avenue d’Assas, l’avenue du Père Soulas et la route de Grabels limitée au sud par l’avenue de l’école d’agriculture et du Professeur Louis Ravas et au nord par l’avenue Charles Flahault et la route de Ganges. Il inclut des quartiers anciens, en partie ou en entier, dont le nord du Faubourg du Courreau, une toute petite partie de l’Ecusson au niveau de la cathédrale, de la Faculté de Médecine et du boulevard Ledru-Rollin, l’ensemble du Faubourg Saint-Jaumes et du Carré du Roi, les jardins du Peyrou et le nord du quartier des Arceaux. Plus au nord, le canton englobe de nombreux quartiers plus récents avec des grandes résidences notamment vers l’INRA, le rond-point d’Assas, l’avenue du Père Soulas et une partie des Cévennes, Saint-Priest (Haut et Bas), des villas vers Euromédecine et une partie du nouveau quartier de Malbosc. L’extrême nord est peu peuplé car il s’agit de la Zolad et d’Euromédecine. La partie sud du canton est constituée d’un triangle ayant pour limite l’avenue de Lodève au nord et la rue du Pont de Lavérune au sud. Elle englobe la quasi-totalité du « village » ancien de Celleneuve (au sud de la route de Lodève) et les quartiers récents de part et d’autre, ainsi que les quartiers pavillonnaires et résidentiels des Bouisses et de la Martelle. De belles zones naturelles et agricoles et ayant un caractère champêtre sont encore présentes au sud de la Martelle et du château de Bionne, mais pour combien de temps encore avant que tout cela soit bétonné ? Au niveau politique, ce canton est historiquement de droite, surtout grâce aux villages de Grabels et de Juvignac qui sont majoritairement des communes constituées d’un habitat résidentiel en villas et maisons individuelles. Si la partie montpelliéraine du canton penche très légèrement à gauche, le total du canton avait permis à la droite d’être majoritaire jusqu’en 1998 où le maire de Juvignac, Danielle Santonja, était conseillère générale depuis 1986. Elle est battue de quelques voix lors d'une triangulaire avec le FN, en 1998, qui a permis de faire élire la socialiste Monique Pétard, ancienne conseillère municipale de Montpellier et aujourd’hui conseillère municipale d’opposition à Juvignac et suppléante du député André Vézinhet, qui a profité de la vague rose de 1998. Mais en 2004, Monique Pétard, qui a profité une seconde fois de la vague rose de 2004, est largement réélue à l’étonnement général, face à Arnaud Julien. En 2007, lors des législatives et des présidentielles, la droite est de nouveau majoritaire en voix. Monique Pétard aurait-elle une si grande notoriété pour arriver à se faire élire uniquement sur son propre nom et non sur son appartenance politique ? J’en doute. Elle a surtout réussi à surfer sur les vagues nationales.
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19.12.2007
Focus : les 7ème et 8ème cantons de Montpellier
Aujourd'hui, gros plan sur le 7ème et le 8ème canton de Montpellier.
Le canton de Montpellier-7 :
Le canton de Montpellier-7 n’est pas renouvelable cette année.
Ce canton est un des plus « artificiels » de tous les cantons montpelliérain et ne dispose d’aucune cohérence tant géographique que du découpage qui s’apparente à un découpage-charcutage sans aucune identité. Il est composé de parties et de morceaux de différents quartiers mais d’aucun quartier en entier si ce n’est le Petit Bard, la Pergola et Saint-Clément. Le canton, qui ressemble à un croissant, peut être divisé en trois parties : une partie au sud qui comprend une partie des quartiers inclus entre l’avenue de Toulouse, la rue de Font-Couverte et la route de Lavérune (Les Hauts d’Argency, la caserne Lepic, cité Chaptal), une deuxième qui comprend la moitié des quartiers anciens du faubourg populaire de Figuerolles, et une partie du quartier des Arceaux et une troisième partie au nord qui comprend les quartiers ou morceaux de quartiers inclus entre l’avenue de l’école d’agriculture et l’avenue Louis Ravaz au nord et l’avenue de Lodève au Sud (Las Sorbès, Saint-Clément, Las Cazes, Les Cévennes, Alco, La Pergola et la Cité du Petit Bard). Mis à part les immeubles anciens de Figuerolles et des Arceaux, la plupart des habitations datent des années 60, 70 et 80 et la population ne s’accroit que légèrement mais atteint tout de même environ 26 000 habitants. Au niveau politique, si le vote des habitants du canton a pu faire apparaître la droite vainqueur (notamment en 2001 et en 2002) ce qui en faisait un canton gagnable, la gauche a toujours été majoritaire. De 1986 à 1998, le conseiller général fut le divers gauche Alain Bosc, un proche de l’ancien président du Conseil Général Gérard Saumade. Depuis 1998, le conseiller général est Christian Bouillé actuel adjoint au maire délégué à la sécurité, réélu en 2004 une nouvelle fois face à Christian Dumont. Le résultat des élections de 2008 permettront de voir si l’électorat évolue dans ce canton ou si la droite reste toujours minoritaire. Le canton de Montpellier-8 :
Le canton de Montpellier-8, renouvelable en 2008, est un canton qui, nous l’avons vu, a été modifié en 1992
avec l’amputation des communes qui forment l’actuel canton de Pignan ce qui explique aussi pourquoi le canton fait partie de la 4ème circonscription de l’Hérault qui se prolonge au nord du département englobant notamment Lodève et Clermont-l’Hérault. Le canton actuel regroupe des quartiers au sud-ouest de Montpellier ainsi que deux villages de la banlieue proche de Montpellier : Saint-Jean-de-Védas et Lavérune. Peuplé au total d’environ 34 000 habitants, la partie montpelliéraine est peuplée de 22 000 habitants et regroupe essentiellement des quartiers récents construits dans les années 70, 80 et 90 mélangeant villas et grandes copropriétés, la population s’accroit néanmoins régulièrement ; le découpage est plus ou moins cohérent. Si les maisons individuelles sont surtout présentes au niveau de la Chamberte , Montpellier-Village, Val-de-Croze, les Bouisses et Château-Bon, les grandes résidences sont situées surtout le long de la route de Lavérune qui constitue l’artère principale de ce canton avec Les Collines d’Estanove et les deux cités « sensibles » de Paul Valéry au Pas du Loup et la cité Gély à l’ouest de Figuerolles sans oublier aussi Plein Soleil à Font Carrade et les HLM de la Coline. Les constructions actuelles sont présentes au niveau du nouveau stade Ovalie avec la création de ce quartier qui imputera malheureusement des domaines agricoles encore également présents sur le canton le long du Rieucoulon et vers le Château-Bon le long de la rue du Pont de Lavérune. Saint-Jean de Védas et Lavérune sont surtout des communes résidentielles mais Saint-Jean-de-Védas, peuplé de 9000 habitants est une vraie petite ville avec des grandes zones commerciales et des zones d’activités générées aussi avec l’échangeur autoroutier. Si Lavérune est un village qui vote clairement à gauche, il n’en est pas de même pour Saint-Jean-de-Védas qui est une commune plutôt de droite mais qui possède paradoxalement un maire socialiste, Jacques Atlan. Si la commune vote à droite à toutes les élections, sauf aux municipales où Jacques Atlan réussi à être constamment réélu depuis 1989 malgré une division avec les Verts, le canton de Montpellier-8 reste à gauche surtout grâce à la partie montpelliéraine du canton qui penche très légèrement à gauche mais les résultats sont toujours serrés. Le canton a pourtant d’abord été à droite jusqu’en 1996 avec Jean-Claude Gaujal mais a basculé en faveur du socialiste Jacques Atlan à l’occasion d’une cantonale partielle. Réélu en 2001, surtout grâce à la présence groupée des élections municipales, Jacques Atlan a ainsi récupérées des voix sur Saint-Jean-de-Védas qui pouvaient constituer une réserve de voix pour le candidat de la droite et sur les quartiers populaires des cités Gély et Paul Valéry. C’est un des rares cantons qui pourrait éventuellement basculer en faveur de la droite en 2008 car la gauche, au total, est minoritaire en 2007.
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18.12.2007
Focus : les 5ème et 6ème cantons de Montpellier
Aujourd'hui, gros plan sur les 2 cantons des quartiers sud de Montpellier, le 5ème et le 6ème.
Le canton de Montpellier-5 :
Le 5ème canton de Montpellier, non renouvelable en 2008,
est depuis 1992, composé uniquement d’une fraction de Montpellier, dû à la création de celui Lattes qui regroupe Lattes, Palavas et Pérols. C’est un des rares cantons qui a perdu des habitants entre 1990 et 1999 (en plus de la création du canton de Lattes) mais la population, depuis, augmente légèrement et comprend un peu plus de 15 000 habitants aujourd’hui. Ce canton, le moins peuplé de Montpellier et dont le découpage conserve une certaine cohérence, abrite des quartiers au sud de Montpellier tels que les Aiguerelles, Près d'Arènes, Tournezy, avenue de Palavas, La Rauze , chemin de Moularès (jusqu’au Lez) et les 2 cités populaires de St Martin et Mion. Les habitations sont plutôt récentes (années 60, 80 et 90) et composés soit de grands ensembles (St Martin), soit de villas ( La Rauze , Cité Mion, Tournezy). Les nouvelles constructions sont néanmoins présentes vers l’arrêt du tramway Moularès au bord du Lez et des nouvelles résidences à Près-d’Arènes sur d’anciennes friches industrielles. C’est sur ce canton que sera situé le nouvel hôtel de ville et le nouveau quartier au bord du Lez. Il conserve encore quelques parcelles agricoles au sud de l’autoroute au niveau du Pont Trinquat et de la 1ère écluse.
Auparavant de droite car les communes du canton de Lattes ont toujours été de droite avec Michel Vaillat, le maire de Lattes, le canton est à gauche depuis le nouveau découpage de 1992 avec Christian Bénézis, bien implanté dans le quartier St Martin, médecin du sport, réélu en 1998 et en 2004 et ancien adjoint au maire délégué au sport. Etonnant malgré tout car ce canton a parfois donné des résultats surprenants aux élections nationales en plaçant la droite en tête et c’est dans les bureaux de vote de ce canton que Jacques Domergue a fait ses meilleurs scores à Montpellier.
Le canton de Montpellier-6 :
Le 6ème canton de Montpellier (ou le canton « Pied-noir » comme on le surnomme) a la particularité d’avoir une
véritable identité et un découpage relativement pertinent en utilisant des frontières « naturelles ». Compris entre l’avenue de Toulouse, l’avenue de la Liberté et la voie ferrée, il contient 4 quartiers au sud de Montpellier ayant une cohérence territoriale non négligeable : Lemasson-Testavin, La Croix d’Argent, Mas de Bagnères et Garosud. Petit en taille mais densément peuplé, il comprend quelques rues anciennes près de l’église Saint Cléophas mais surtout des logements en immeuble des années 60 construits lors de l’arrivée des rapatriés d’Algérie au nord, des villas au sud et de nouveaux immeubles au Mas de Bagnères (Les Sabines, Les Grisettes). Il contient environ 18 000 habitants et a tendance à se peupler avec la construction de nouveaux quartiers (Les Grisettes) au mépris des quelques rares zones agricoles encore présentes (Mas Nouguier, Poutingon, Petit Grès) mais pour combien de temps encore ? L’électorat Pied-noir est loin d’être négligeable dans ce canton. C’est d’ailleurs à l’occasion de la campagne électorale d’une élection cantonale partielle en 2006 que Georges Frêche a tenu ses propos malheureux sur les harkis lors d’un dépôt de gerbe en hommage à Jacques Roseau devant la maison des rapatriés située dans le quartier de Testavin. Au niveau électoral, le canton vote plutôt à gauche au niveau local et plutôt à droite au niveau national, les résultats sont souvent serrés. Gilbert Roseau, cousin de Jacques, lui-même Pied-noir, ancien député socialiste (élu grâce à une triangulaire face à Willy Dimeglio et le FN Jean-Claude Martinez) et ancien adjoint au maire Georges Frêche, a été le conseiller général du canton jusqu’en 2001. C’est cette année là qu’il a été battu au second tour par le charismatique Yvan Velay, homme très connu dans le canton, qui se présentait sous la houlette des Verts. Yvan Velay décède fin 2005 et lors d’une élection partielle organisée en février 2006, malgré l’énorme polémique provoquée par le dérapage de Georges Frêche, c’est finalement le socialiste Christophe Moralès (ancien Vert, exclu pour s’être allié à Georges Frêche dès le premier tour en 2001), architecte habitant le quartier et adjoint au maire Hélène Mandroux délégué à l’enseignement, qui est élu conseiller général. Il semble que les enjeux locaux peuvent peser dans le débat. L’implantation de l’usine de méthanisation au sud du canton, à Garosud, a provoqué une polémique quant aux nuisances sonores et olfactives. Les habitants de ce quartier, en effet, supportent déjà la noria de camions-poubelles de la déchetterie et l’implantation de nouvelles industries dans ces quartiers (Mas d’Astre, Garosud, Jeune Parque …). Ce canton sera difficile à gagner mais pas impossible pour la droite au vue des scores serrés lors des dernières élections. Une campagne de terrain est indispensable.
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17.12.2007
Focus sur les cantons de Montpellier 3 et 4
Aujourd'hui : analyse des 3ème et 4ème cantons de Montpellier
Le canton de Montpellier-3 :
Le canton de Montpellier-3 n’est pas renouvelable en 2008.
Ce canton est dans sa configuration actuelle depuis 1992, en effet, comme nous l’avons vu précédemment, le canton a été amputé des deux communes de Castelnau-le-Lez et du Crès et l’on a rajouté une portion : le quartier d’Antigone, pris au canton de Montpellier-4. Ceci explique pourquoi le canton de Montpellier-3 est dans la 3ème circonscription de l’Hérault et vote avec Lunel et Mauguio. Le canton est aujourd’hui peuplé d’environ 26 000 habitants et comprends des quartiers très différents et, à ce titre, reste un canton très artificiel. Le canton peut se diviser en deux parties : la « poche » du sud, délimitée par le Lez, le Verdanson et l’avenue du Pont Juvénal, abrite la totalité du quartier d’Antigone y compris les tours du Nouveau Monde, les lycées Joffre et Mermoz et les grands ensembles de Parc à Ballon. La partie nord du canton, reliée à la partie sud par un étroit « isthme » au niveau du Corum, regroupe les quartiers délimités par la route de Nîmes d’une part et les route de Mende-Val de Montferrand d’autre part : les Beaux Arts, l’avenue Saint-Lazare, l’avenue de la Justice de Castelnau, Aiguelongue et, au nord, Agropolis et le parc zoologique de Lunaret, un des « poumons verts de Montpellier». L’habitat est très différencié, concentré et dense au sud avec des immeubles généralement récents, il est plus ancien dans le quartier des Beaux-Arts, et le nord et à la fois composé de grandes copropriétés et de villas plutôt chics dans le quartier d’Aiguelongue. Les logements sociaux sont présents au niveau des HLM de la Justice et à Antigone. Auparavant plutôt de "droite", il n'a connu depuis sa création que 3 conseillers généraux : le gaulliste et ancien député-maire de la Grande-Motte , René Couveinhes de 1986 à 1992, son fils Philippe lui succède en 1992, le canton bascule à gauche en 1998 avec l'élection du socialiste Philippe Saurel, réélu haut la main en 2004. Philippe Saurel, chirurgien-dentiste, président de la confrérie des « barons de caravette », actuel adjoint au maire d’Hélène Mandroux à l’urbanisme mais tombé récemment en disgrâce, bénéficie de puissants réseaux (y compris franc-maçon, puisque c’est un des rares élus qui n’a pas fait tabou de son appartenance à l’organisation maçonnique) dans les quartiers du canton notamment à Aiguelongue mais aussi à Antigone où il possède un cabinet dentaire.
Le canton de Montpellier-4 :
Le canton de Montpellier-4 comprends tous les quartiers de l’est de Montpellier situés sur la rive gauche du Lez
(Pompignane, Millénaire, Richter, Port Marianne, Jardins de la Lironde , Odysseum, Grammont) ainsi que trois quartiers de la rive droite : les Aubes, les quartiers anciens situés le long du Boulevard de Strasbourg jusqu’à la gare (rue de la méditerranée, rue du Pont de Lattes, rue du Pont-Juvénal) et le quartier récent des Rives du Lez-Consuls de Mer. Ce canton, le plus étendu de Montpellier, est celui qui a le plus progressé depuis 20 ans et comprends la plupart des nouveaux quartiers en construction ou construits récemment (Port Marianne, Jardins de la Lironde , Odysseum) mais comprends aussi les derniers vestiges des domaines agricoles de la commune (Montaubérou, Méjanelle, Mogère, Flaugergues, Valédeau, Mas Rouge …) peut-être en sursis, mais pour combien de temps ? Il est passé d’à peine 15 000 habitants en 1990 à au moins 25 500 aujourd’hui et continue à s’accroitre rapidement. Sa forme, particulière, est due à l’amputation en 1992, des quartiers Antigone-Parc à Ballons-Nouveau Monde, qui ont été inclus dans celui de Montpellier-3. Ce canton est donc peu cohérent et reste artificiel au niveau du découpage et regroupe des quartiers de faubourgs anciens (dont ceux derrière la gare) qui n’ont pas de points communs avec ceux de la rive gauche essentiellement « neufs » (sauf pour la Pompignane ). Une section au niveau de l’avenue Albert Dubout (au niveau de la Maison pour tous Voltaire) serait cohérente avec le rattachement des quartiers anciens à celui de Montpellier-5, ce qui rééquilibrerait ce canton.
Au niveau politique, le canton est à gauche depuis 1994 avec l’élection du socialiste Louis Calmels, ancien adjoint au maire Gorges Frêche, réélu conseiller général en 2001 mais qui ne se représente pas en 2008. Malgré la quasi-absence depuis 6 ans du conseiller général sortant, qui est un inconnu pour la majorité des habitants, ce canton va aussi être difficile à gagner. La gauche a toujours réalisé de bons scores. Il semble que les nouveaux habitants-électeurs, nombreux dans ce canton, soit un électoral plutôt socialiste et le candidat de gauche, Patrick Vignal, adjoint au maire délégué aux sports, semble être, contrairement à son prédécesseur, un élu qui se bouge.
18:50 Publié dans Elections cantonales 2008, Montpellier, Montpellier insolite, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.12.2007
Focus : les 1er et 2ème cantons de Montpellier
Aujourd'hui, gros plan sur le 1er et le 2ème canton de Montpellier. Ces 2 cantons seront renouvellables en mars prochain.
Le canton de Montpellier-1 :
Le canton de Montpellier-2 :
Demain, nous étudierons les cantons 3 et 4.
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15.12.2007
Le découpage des cantons à Montpellier
On oublie trop souvent qu'en mars 2008, il y aura également les élections cantonnales en même temps que les municipales. Si tout le monde votera pour les municipales, seule la moitié des cantons français sera renouvellable, les autres seront renouvellés avec les régionales de 2010.
Gros plan sur Montpellier et ses cantons :
La ville de Montpellier est divisée en 10 cantons (soit 20,5% des cantons du département qui en compte 49), 5 seront renouvellables en 2008 : le 1er, le 2ème, le 4ème, le 6ème et le 8ème. Par rapport aux autres villes française, Montpellier est dans la moyenne nationale des cantons "urbains" avec en moyenne un canton pour 23 000 habitants. Si la différence de population reste élevée par rapport aux cantons "ruraux" tels que celui du Caylar qui ne compte qu'un millier d'habitants, la répartitions de population des cantons montpelliérains reste, malgré tout homogène. Nous verrons que certains cantons forment une entité réaliste et pertinente alors que d'autres peuvent être considérés comme un véritable "charcutage" électoral. La particularité de Montpellier par rapport aux grandes villes françaises divisées en plusieurs cantons est que tous les cantons sont du même bord politique : socialiste. Je trouve cela anormal, il devrait y en avoir au moins 2 ou 3 de droite, cela reflèterai mieux l'image politique de la ville ... mais on sait très bien que les élections cantonales, groupées avec les municipales ou les régionales, se gagnent grâce à des "réseaux" puissants d'associations ou autres comités de quartiers, spécificité particulièrement montpelliéraine.
Le découpage actuel date de 1986, date à laquelle le gouvernement français a remis en place le vote majoritaire pour les élections législatives. Elle se base donc sur le recencement de 1982, mais d'autres modifications ont eu lieu en 1992 afin de rééquilibrer les cantons.
Ce fut le cas pour le 3ème canton à qui on a supprimé les communes de Castelnau-le-Lez et du Crès afin de créer le canton de Castelnau-le-Lez avec ces deux communes devenues trop peuplées. On a rajouté, pour compenser, les nouveau quartier d'Antigone, de Parc à Ballons et du nouveau Monde au 3ème canton, quartiers auparavant inclus dans le 4ème canton.
Le 5ème canton a également été modifié en 1992. On a supprimé au canton les communes de Lattes, Pérols et Palavas-les-Flots. Ces communes forment aujourd'hui le canton de Lattes, peuplé d'environ 30 000 habitants. Le 5ème canton actuel, le moins peuplé de Montpellier avec environ 15 000 habitants, conserve néanmoins une certaine cohérence et regroupe les quartiers sud de Montpellier .
Le 8ème a aussi été modifié en 1992, c'était avant cela le plus peuplé de l'Hérault. On a supprimé à ce canton les communes de Fabrègues, Pignan, Cournonsec, Cournonterral, Saussan, St Georges d'Orques et Murviel les Montpellier. Ces communes autrefois rurales mais maintenant assez peuplées forment aujourd'hui le canton de Pignan avec environ 26 000 habitants. On a conservé les quartiers de Montpellier ainsi que St-Jean-de-Védas et Lavérune.
Nous effectuerons, à partir de demain, une analyse détaillée de tous les cantons de Montpellier.
04:35 Publié dans Elections cantonales 2008, Montpellier, Montpellier insolite, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.12.2007
Les anciens octrois de Montpellier
Comme beaucoup de Montpelliérains, je me suis souvent demandé ce que pouvait être cet espèce de petit temple qui trône au milieu du rond-point de Richter (place Christophe Colomb). En fait il s'agit d'un ancien bureau d'octroi de la ville.
Petit zoom historique sur les anciens octrois de Montpellier :
Le 16 septembre 1347, Philippe de Valois octroie aux villes un droit de barre, c'est-à-dire le droit d'arrêter ou de barrer aux portes de la ville les marchandises que les forains, les gens extérieurs à la ville, y transportaient en leur faisant payer une redevance. Les droits d'octroi étaient des taxes municipales perçues sur les objets de consommation à l'entrée des villes, pour financer leurs dépenses. Les tarifs étaient fixés par délibération du conseil municipal ainsi que le rayon de l'octroi. Les bureaux étaient installés dans de petits bâtiments où logeaient le préposé et sa famille. C'est à partir de 1798 que sera véritablement organisé le réseau des bureaux d' octroi qui seront au nombre de 21 en 1880
En 1911, on en comptait huit sur Montpellier. Malgré de nombreux avatars au XIXe, les octrois perdurent jusqu'à la deuxième Guerre Mondiale. Ils sont supprimés en 1948. (en photo, le bureau d'octroi du Pont juvénal à la fin des années 70, avant sa restauration)
Il subsiste actuellement trois octrois : celui de Richter situé place Christophe-Colomb, celui qui agrémente la pinède de la Paillade et un troisième, à proximité du faubourg de Nîmes (devant le Corum).
L'ancien octroi du Pont-Juvenal (Richter) : 
D'un style rappelant les temples grecs antiques,il est doté d'un péristyle à 2 ouvertures plein cintre sur 2 colonnes centrales encadrant l'entrée principale et 2 latérales donnant accès à 2 petits jardins.
Le bureau fonctionne jusqu'au 7 juin 1929, puis le conseil municipal réorganise le service afin d'en réduire les frais et les effectifs passent de 82 à 73 agents. Le bâtiment est loué. En 1934, l'administration refuse de vendre le bâtiment à un particulier parce que le gérant des immeubles communaux estime que la ville peut en avoir besoin ultérieurement. Cinquante ans plus tard, en 1984, l'octroi est démonté et installé à la place d'honneur, au milieu du rond-point Christophe Colomb devant la bibliothèque universitaire, à 20 mètres de son emplacement d'origine.
L'ancien octroi de la route de Palavas :
Du même style que celui du Pont Juvénal, il a été déplacé dans la pinéde du parc de la Paillade.
L'ancien octroi du Faubourg de Nîmes : 
Le faubourg de Nîmes était un quartier situé au début de la route de Nîmes. La majeure partie du quartier a été démolie lors de la construction du Corum et de la 1ère ligne de tramway. L'ancien octroi existe toujours, seule sa façade classique a été conservée. Après un séjour rue Placentin (derrière le Palais de Justice), il s'est transformé en fontaine tout près de son emplacement initial.
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