17.05.2008

Les conseillers généraux des cantons de Montpellier (1ère partie)

Deux mois après les élections, je vous propose de brosser un rapide portrait des 10 conseillers généraux des 10 cantons de Montpellier. C’est utile, car il est vrai, pendant 6 ans, on n’en entendra plus parler d’eux et quasiment personne ne saura vous dire qui est son conseiller général.

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Michel Guibal a été réélu pour un second mandat en mars 2008. Michel Guibal est considéré comme un « jeune » en politique. Malgré ses 68 ans, il n’a commencé à jouer un rôle important au sein de la politique locale que ces dix dernières années.   Michel Guibal est retraité. Il était professeur, renommé, de droit public à la Faculté de Droit de Montpellier. Montpelliérain d’origine, il aime rappeler qu’il est originaire du cœur de Montpellier et a toujours habité dans l’Ecusson. Sa carrière politique commence en 1989 au sein du conseil municipal puis, en 1995, il est délégué au tourisme. En 2001, il décolle en battant au second tour de quelques voix, le leader historique de la droite montpelliéraine, Willy Dimeglio conseiller général du 1er canton depuis 1988. Présent sur la liste de Georges Frêche en 2001, il devient adjoint à l’urbanisme après la démission de Raymond Dugrand. Puis, en 2004, il devient premier adjoint au maire auprès d’Hélène Mandroux, nouveau maire élu à la suite du départ de Georges Frêche.

En 2007, il est candidat PS aux élections législatives, qu’il perd face à Jacques Domergue malgré des scores honorables sur 865384359.jpgMontpellier. Sa réélection en 2008 a été plus difficile que prévue (41,5%) à cause du maintien au second tour de Jean-Louis Roumégas. Mais la population de plus en plus « bobo » du centre de Montpellier favorise néanmoins l’électorat de gauche, de plus Michel Guibal dispose de nombreux réseaux dans le centre-ville (associations de quartiers, clubs, etc …).

Michel Guibal est un homme politique un peu à part dans le clan des socialistes héraultais. Courtois, poli, respectueux de ses adversaires, on est loin de l’attitude générale des socialistes de la région qui sont à 95% tous des prétentieux, des guignols et surtout qui pètent plus haut que leur cul, Michel Guibal est un homme politique remarquable et de qualité, une espèce en voie de disparition au sein du PS. Son action d’homme public, le sérieux de son travail d’élu, ont toujours forgé l’admiration et le respect, y compris auprès de ses adversaires.

En mars dernier, il a affirmé se consacrer uniquement à son mandat de conseiller général, il ne fut donc pas présent sur la liste d’Hélène Mandroux pour les élections municipales. Action plus que louable !

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Conseiller général depuis 1994, Pierre Maurel, également âgé de 68 ans, a été réélu en mars 2008. Maire de Clapiers depuis 1989, bon maire affirment certains (il a toujours été réélu maire de Clapiers depuis 1989), Pierre Maurel est un homme politique peu médiatisé mais qui joue un rôle important au sein du conseil général. Il fait partie, avec Kléber Mesquida, Michel Gaudy et Francis Boutes du cercle restreint des proches d’André Vézinhet. Il est actuellement le numéro 3 du département et vice-président avec comme délégation l’enseignement, la construction et la rénovation des collèges, une délégation importante, donc et dont il est responsable depuis l’élection d’André Vézinhet en 1998.   Pierre Maurel a été professeur à l’IUT de Montpellier. Ancien proche de Georges Frêche, dont il a été le député-suppléant de 1997 à 2002, il semble qu’il est aujourd’hui être plus proche d’André Vézinhet que de Georges Frêche malgré un poste de vice-président au sein de l’agglo de Montpellier.1738753891.jpg

Sa réélection en 2008 a été un peu plus délicate que prévue à cause du maintien des Verts provoquant ainsi une triangulaire mais cela n’a pas empêché Pierre Maurel d’être réélu au second tour, dans un canton ancré à gauche depuis longtemps, l’électorat « bobo » de Boutonnet (dont l’association Bout’en Train, socialo et compagnie …), et, à moindre mesure du Plan des 4 Seigneurs, étant un réservoir de voix important. Le seul « bastion » de droite qu’est le village de Montferrier-sur-lez, ne suffit pas à inverser la tendance.

Peu critiqué dans sa gestion des dossiers, Pierre Maurel semble être un bon élu local, sérieux et attentif aux attentes des habitants du canton. Clapiers est souvent cité en exemple pour la civilité de ses habitants et atteint régulièrement des taux record de participation aux élections locales et nationales, ce qui favorise, bien-sûr, le maire : Pierre Maurel.

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Ce canton n’étant pas renouvelable en 2008, Philippe Saurel, 50 ans, est le conseiller général de ce canton depuis 1998, réélu en 2004. Après douze années de mandatures du père et fils Couveinhes, ce canton bascule à gauche en 1998, avec la vague rose qui fait basculer 6 cantons dans l’Hérault. Peu connu au début, Philippe Saurel a désormais creusé son sillon au sein de la politique locale. Membre du conseil municipal depuis 1995, réélu en 2001 et en 2008, il fait partie de la tendance modérée au sein du parti socialiste. Homme de réseaux, franc-maçon, il compte de nombreux admirateurs y compris de droite au sein du quartier très chic mais très « bobo » d’Aiguelongue ; il exerce la profession de chirurgien-dentiste dans le quartier d’antigone où il possède son cabinet dentaire. Philippe Saurel aime additionner les casquettes : adjoint à l’urbanisme depuis 2004, conseiller général depuis 1998, conseiller d’agglomération, membre des barons de caravettes, ancien vénérable de sa loge, il a néanmoins été remplacé comme adjoint au quartier Hôpitaux-facultés par Philippe Thinès, illustre inconnu.1589966394.jpg

Plus connu comme adjoint au maire ou comme élu de quartier que par son activité au sein  du conseil général, Philippe Saurel, homme de réseaux qui n’hésite pas à utiliser tous les moyens pour être élu où la section PS du 3ème canton est la plus agressive et la plus idiote, reste malgré tout un élu dynamique et bien engagé auprès de l’intérêt général. Au niveau local, il semble être la personnalité qui monte au sein du PS, certains, voient déjà en lui un successeur potentiel d’Hélène Mandroux. En 2008, où les journalistes annonçaient pourtant une disgrâce de Philippe Saurel, avec une position assez éloignée sur la liste des municipales de Mandroux, il est néanmoins reconduit dans ses fonctions d’adjoint délégué à l’urbanisme.

Philippe Saurel, malgré un bilan contestable à l’urbanisme (bétonisation à outrance, non sauvegarde des espaces naturels ex : secteur de Thomassy, …), est un élu chaleureux, disponible et très apprécié. Il sait défendre l’intérêt général et travailler dans l’intérêt de tous. J’ai eu l’occasion de le rencontrer, en tant qu’élu au conseil de l’UFR AES où il siège en tant que représentant du département. On ne peut pas vraiment dire que c’était un élu assidu car je ne l’ai vu que 4 fois en 6 ans de mandats. Néanmoins il a pu s’exprimer à plusieurs reprises, on avait plus l’impression qu’il représentait la mairie plutôt que le Conseil Général.

29.04.2008

Montpellier Notre Ville

En recevant le dernier journal de propagande municipale (Montpellier Notre Ville), je ne peux m’empêcher d’y faire quelques remarques. Ce journal gratuit, diffusé dans toutes les boîtes aux lettres de la ville par la société Adrexo est un outil de propagande redoutable payé par les contribuables. Si l’on considère qu’un habitant sur deux le lit, c’est dire l’impact que peut avoir ce genre de média dans l’esprit des habitants de Montpellier.

Outre les louanges apportées par ci par là, à Hélène Mandroux ou par elle (qui proclame d’ailleurs, dans son édito, Montpellier comme « capitale du Sud de la France  » !!! Marseille et Toulouse, où êtes-vous ?) Grande fan des slogans préfabriqués et qui ne veulent rien dire, du style : « Construire une ville solidaire, dynamique respectueuse et durable », une formule digne de la franc-maçonnerie ! On remarque aussi dans les pages intérieures, les traditionnelles photos des élus tout sourire, pour bien montrer qu’ils sont actifs en inaugurant des rues et coupant des rubans, nous avons également, ce mois-ci, la nouvelle composition du conseil municipal.

A noter une double page pour les adjoints avec une description complète de leurs délégations qui font parfois rire comme par exemple pour Régine Souche : « déléguée à l’égalité des droits et des devoirs et à la tranquillité publique », on aurait pu tout simplement dire « déléguée à la sécurité et à la police municipale » ! Bien entendu, de la part de la gauche, ça ne fait pas bien !

Autre délégation amusante, celle de Miche Passet : « délégué à la jeunesse et à la ville étudiante ». On se demande bien en quoi ce technicien communiste y connaît à la vie étudiante ? J’aurai préféré y voir un Mickaël Delafosse (cantonné à la culture) ou un Jacques Touchon qui s’y connaissent un peu mieux en la matière. Annie Bénézech, après avoir trahi les Verts a trouvé sa place comme adjointe au quartier des Près-d’Arènes.

Eva Beccaria, après avoir été adjointe aux finances, se retrouve avec une délégation minable et incompréhensible : « qualité des services de la vie quotidienne » ou encore Perla Danan déléguée au « Conseil des Sages », on se demande ce qu’est encore cette invention ? On regrette par ailleurs aucune délégation pour l’environnement, ce n’est vraisemblablement pas une priorité pour cette municipalité. Pour les autres conseillers municipaux, une seule page seulement. Délégation pour le communiste Cédric Sudres qui se sent peut-être investi d’une mission divine avec les « Parcs et Jardins » Il s’y connait en espaces verts ? C’est nouveau ça ! Ou encore pour le pailladin Brahim Abdou qui pense à lui tout seul représenter la population étudiante, le voilà délégué à la Maison de l’Etudiant !!!  Sophie Jaquest et Georges Frêche semblent n’être délégués à … rien du tout !

Deux lignes seulement pour les élus de l’opposition où l’on peut remarquer la différence sur la qualité des photos : des photos impeccables pour les élus de la majorité prises vraisemblablement par un photographe professionnel (peut-être Fanny Dombre-Coste ?) et des photos de qualité médiocre prises sur le vif (et pas encore présentes sur le site internet de la mairie) pour les élus de l’opposition (à part celle de Mustapha Majdoul qui était adjoint sous l’ancienne mandature), avec une volonté opportune de mettre les élus de l’UMP sur deux lignes.

Les tribunes politiques sont intéressantes à lire (c’est d’ailleurs en général ce que je lis en premier dans ce journal, seul espace de réelle liberté de parole sur un journal financé par des fonds publics), surtout celles des Verts où Jean-Louis Roumégas a tout à fait raison : situation absurde, ils sont dans l’opposition après avoir gouverné cette ville avec les socialistes et les communistes pendant 7 ans ! Et ils ont bien été récompensés : tous les sièges de l’opposition dans les différentes commissions municipales ont été attribués aux élus de l’UMP, autrement dit, les élus Verts ne siègent dans aucune commission. Cruelle sanction pour ce pauvre Roumégas, lui qui était 2ème adjoint lors de la précédente mandature ! La tribune politique du Modem est nulle ! Le Modem dans la majorité est bien un signe de la déchéance morale et idéologique de la gauche et des socialistes, en tout cas, sur Montpellier où on a une gauche « caviardisée » et embourgeoisée. Il serait intéréssant de savoir où habitent tous ces élus de la majorité. A mon avis peu doivent habiter la Paillade , le Petit-Bard ou la cité Paul-Valéry. Quant aux tribunes des socialistes et des communistes, elles n’ont aucun intérêt si ne n’est flatter toujours la majorité, dire qu’Hélène est super, tout ce qu’elle fait est génial et dire tout le mal qu’ils pensent du gouvernement. Je ne me sens nullement représenté par ces gens là.

29.02.2008

Brèves actu

L’actualité concernant la politique et les municipales étant assez chargée, je vais uniquement dire mon point de vue sous forme de brèves.

  • Georges Frêche se trouve maintenant des similitudes avec Nicolas Sarkozy, il affirme être victime d’un lynchage médiatique. Ce n’est tout de même pas la même chose : les propos de Nicolas Sarkozy lors du salon de l’agriculture (le « casse-toi pauvre con ») n’étaient pas racistes ni choquants (saufs pour les socialo-parigots-bobos-bien-pensants), alors que l’affaire des sous-hommes et des noirs dans l’équipe de France de Georges Frêche étaient bien plus graves et insultants.

  •  Les socialistes qui se veulent toujours moralisateurs et donneurs de leçon feraient mieux de voir ce que fait leur ex-candidate Ségolène Royal qui a tout simplement « viré » son premier vice-président à la région Poitou-Charente qui avait osé s’opposer à elle.

  • Ségolène Royal toujours … qui est venue soutenir Hélène Mandroux et Georges Frêche (DVG exclu du PS) sur Montpellier mardi dernier. C’est bien de venir soutenir ... François Hollande était là hier, tiens ...

  • J’ai écouté le débat sur France-Bleu-Hérault hier sur les municipales à Montpellier avec Jean-Louis Roumégas, Hélène Mandroux et Jacques Domergue. J’ai été choqué du comportement d’Hélène Mandroux, cette femme ne tolère pas qu’on la critique, ne fait que répondre aux questions par d’autres questions et n’a pas arrêter de couper la parole à ses détracteurs dont Jacques Domergue.

  • Municipales à Montpellier : pourquoi avons-nous sur Montpellier, la gauche la plus nulle et la plus bête de France ? A Toulouse, ce sont les socialistes qui soutiennent la gratuité des transports publics. Gratuité qui fait partie du programme de Jacques Domergue.

  • Municipales à Montpellier toujours … Georges Fandos a eu bien raison de se présenter : Marc Dufour ne représente que lui-même. Cette alliance entre le Modem et la liste d’Hélène Mandroux est une supercherie monumentale. Je ne pense pas que les électeurs de François Bayrou s’y retrouvent dans une liste socialo-communiste. Les gens du Modem sont tombés dans la facilité et dans l’opportunisme le plus total. C’est une honte pour ce parti. J’espère que le Modem fera le plus petit score possible en France dans ces élections.

  • Excellente initiative que la création du site Montpell’Oueb. Je vous conseille d’aller le voir. Internet est un moyen de communication formidable et un nouveau support médiatique. Certains ne le considèrent pas ainsi, Hélène Mandroux par exemple qui, sûre de sa victoire, n’a pas daignée répondre aux questions des journalistes de ce site internet. Quelle prétention ! Quelle manque de tact et d’élégance de la part de la candidate socialiste. L'article est à lire ici : http://www.montpelloueb.fr/2008/02/26/il-ny-aura-pas-de-p...

  •  Université Montpellier 1 : l’UNEF aurait fait, hier, une tentative de passage en amphi en médecine dans l’amphi Giraud (l’amphi des P1). Comme diraient certains : tant mieux ! à chaque fois qu’ils vont en médecine, ils perdent des voix !

 

28.02.2008

Municipales et cantonales à Montpellier : les candidats

Depuis le début de la semaine, nous avons enfin la liste complète de tous les candidats aux élections municipales et cantonales. Intéréssons nous d'abord à notre belle ville de Montpellier.

Aux municipales d'abord, il y aura 8 listes au total. Voici le nom des têtes de liste dans l'ordre du tirage au sort effectué pour les emplacements des panneaux d'affichage :

  1. Francis VIGUIE (LCR, 100% à gauche)
  2. Alain JAMET (FN)
  3. Jean-Louis ROUMEGAS (Les Verts)
  4. Hélène MANDROUX (PS-PCF-PRG-Modem)
  5. Jacques DOMERGUE (UMP-NC-PR-Non Inscrit)
  6. Jean-Pierre SPARFEL (Parti des Travailleurs)
  7. Maurice CHAYNES (LO)
  8. Georges FANDOS (CAP21-Modem diss)

Pour les élections cantonales, seuls 5 cantons sont concernés (sur 10) :946188105.jpg

1er canton :

  1. Jean-Louis MARSICEK (PCF)
  2. Jean-Louis ROUMEGAS (Les Verts)
  3. Marie FRANCALANCI (UMP)
  4. Michel GUIBAL (PS)
  5. Charles GALTIER (FN)

 

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2ème canton :

  1. Louis LUCAS (FN)
  2. Thierry TEULADE (Les Verts)
  3. Claude AVENANTE (PCF)
  4. Nancy CANAUD (UMP)
  5. Pierre MAUREL (PS)

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  1. Nicole MOSCHETTI-STAMM (Les Verts)
  2. Brigitte GERBER
  3. Mathieu PRADEL-BOGGIO (PCF)
  4. Sauveur TORTORICI (Nouveau Centre - UMP)
  5. Patrick VIGNAL (PS)
  6. Yedi SERFATY
  7. Nicole VILLARET (Modem)

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  1. Christian DUMONT (UMP)
  2. Claudine TROADEC-ROBERT (PCF)
  3. Christophe MORALES (PS)
  4. Nathalie MEDEIROS (Les Verts)
  5. Alain JAMET (FN)

 8ème canton :

  1. Francis CABANNE (FN)1417944839.jpg
  2. Jacques ATLAN (PS)
  3. Eric PETIT (Modem)
  4. Najia EL MORSLI (PCF)
  5. Michel LENTHERIC (Les Verts)
  6. Jean-Claude PRIOUX (UMP)

 

La présence des femmes sur ces élections dans l'Hérault :

Au niveau de la représentation féminine, vous remarquerez au passage que le parti socialiste ne présente aucune femme aux cantonales sur Montpellier. Mais bon, il y a autant de femmes au total sur le département, candidates aux cantonales, à l'UMP qu'au PS :

Au PS :

  • Dolorès Roqué sur Béziers-1
  • Marie-Christine Bousquet sur Lodève
  • Andrée Molina sur Aniane2068331522.jpg

A l'UMP :

  • Marie Francalanci sur Montpellier-1
  • Nancy Canaud sur Montpellier-2
  • Marie-Chantal Tudesq sur Mèze

Seulement 3 femmes pour chacun de ces deux "grands" partis, ce n'est vraiment pas beaucoup. Même si la parité n'est pas imposée aux élections cantonales, il y a encore beaucoup de travail à faire pour arriver à un certain équilibre homme-femme.

12.02.2008

Mettre la mairie sur la Comédie : je dis oui

01b019cae20fd7506f46ef0892e1d149.jpgInstaller la mairie sur la place de la Comédie dans l'immeuble de l'actuel cinéma Gaumont? Une idée qui peut parraître utopiste et saugrenue. Et après tout pourquoi pas? Montpelliérain avant tout, j'aime ma ville. Pour  moi le centre de Montpellier est et sera toujours la Place de la Comédie, le coeur de Montpellier, à laquelle tous les montpelliérains sont attachés et qui est connue dans le monde entier. Quoi que fasse Georges Frêche ou Hélène Mandroux, la Place de la Comédie sera toujours le centre de Montpellier. Même dans 50 ou 100 ans!

Dans toutes les grandes villes de France, les hôtels de ville sont situés dans le centre-ville sur une grande place dans un bâtiment ancien. Toutes! Dans des villes comparables comme Bordeaux, Lille, Toulouse, Lyon, Nantes, Rennes, ... les mairies sont au centre-ville. Alors pourquoi à Montpellier l'hôtel de ville ne serait pas sur la Comédie? Bien sûr tous les services n'y seraient pas mais les principaux oui. Quelle idée stupide et idiote d'aller construire une nouvelle mairie à Port Mariane! Elle sera complètement décentrée, imaginez qu'elle sera à vol d'oiseau à 10 km de la Paillade! C'est une erreur monumentale. Par contre transformer ce bâtiment en siège de l'agglo, oui pourquoi pas. Moi je suis d'accord avec Jacques Domergue et comme beaucoup de Montpelliérains, l'hôtel de ville doit rester au centre. Et comme il n'est pas possible de garder l'actuelle (pas fonctionnelle, mal placée et surtout très moche), elle doit s'installer sur la Comédie. L'agglo pourrait très bien revendre son siège d'Antigone qui pourra alors acheter le bâtiment de la nouvelle mairie à la ville et la ville pourra racheter le bâtiment du Gaumont.

17.01.2008

Georges Frêche et Lénine

919a75def75e4cc88c26cee3a7f4acd8.jpgVoilà une déclaration, lue hier dans Midi Libre, qui ne peut me laisser indifférent. Georges Frêche souhaite racheter une statue de Lénine, de 7 tonnes, et la faire ériger sur la place de la Comédie. Extraits du Midi Libre :

"C'est apparement lors d'une visite en Chine, que Georges Frêche est tombé en admiration devant une statue de Mao. Fasciné par l'Histoire et les hommes illustres, l'ancien maire bâtisseur regrette le manque de repères historiques et politiques de la jeunesse française. Il veut voir dans l'érection de cette statue une façon de « repolitiser » le débat. L'oeuvre qui a fait "flasher" le président de la Région est située dans le quartier de Fremont à Seattle, ville de l'État de Washington (nord-ouest des États-Unis). Il a dû la découvrir lors d'une récente visite dans cette ville où il accompagnait une délégation de chefs d'entreprise locaux." ...  "Discrètement, la statue était néanmoins à la vente. Dans une fourchette oscillant entre 150 000 $ et 250 000 $. A ce prix-là, les acheteurs ne se bousculaient pas. Jusqu'à ce que l'ancien maire de Montpellier passe par là."

Que vient-faire une telle statue dans notre belle ville? 
N'oublions tout de même pas que si Lénine fascine encore par son idéal de justice et d'égalité, ce personnage a été également l'instigateur d'un des plus grands drames de l'Histoire! Soit une guerre civile atroce en Russie, une famine terrible en Union soviétique dans les années 20, un état soviétique totalitaire... sans compter ses métastases en Chine, en Corée du Nord et au Viêt Nam. Sans compter la politique de répression envers les Polonais, les Baltes, et autres minorités de l'empire soviétique ... puis viendra Staline et le terrorisme d'Etat. Le léninisme reste et restera une idéal, une utopie dont les fondements certes généreux basés sur des principes d'emancipation, d'égalité etc ... mais se révèle être une idéologie dangereuse aux conséquences désastreuses (marxisme-leninisme, trotskisme, stalinisme ... puis le goulag, les purges ...). Pendant la guerre civile russe (1918-1921), la Terreur rouge, en réaction à la Terreur blanche, expédie dans les camps du goulag un total de 150 000 à 400 000 personnes qualifiées d’« ennemis du peuple » : mencheviks, contre-révolutionnaires, membres déviationnistes du parti communiste, victimes de l’épuration politique. Lénine engagea la répression pour sauver la Révolution russe et maintenir au pouvoir les bolchéviques.

Monsieur Frêche qui fait toujours des leçons de morale à tout le monde en disant que personne ne connait l'histoire (à part lui bien sûr), ferait mieux de réviser ses classiques.

Cette idée qui apparait en plein coeur de la campagne électorale des municipales ne peut laisser indifférent. Montpellier n'est pas une ville riche, alors pourquoi faire expatrier cette statue (à des coûts exorbitants, sans compter le transport). Tout ceci n'est pas serieux! On critique suffisement la politique et le train de vie fastueux (à juste titre parfois) du président de la république, mais là, n'oublions pas que c'est l'argent des contribuables dont il est question. Franchement, n'y a-t-il pas mieux à faire sur Montpellier que de faire ériger une statue en hommage à Lénine tout ça pour faire plaisir à notre ami Georges. J'espère qu'Hélène Mandroux qui, elle, a l'air d'avoir une morale et une dignité politique, ne souhaite pas réouvrir des plaies du passé en divisant les habitants de Montpellier et souhaite voir l'avenir et le futur sereinement plutôt que sur des idéologies passées et beliqueuses d'un autre siècle qu'est le communisme. Ceci servira de test à savoir si Mme Mandroux sait l'ouvrir contre Georges Frêche et s'emmanciper comme une candidate libre ou si elle reste muette comme une carpe.

N'oublions pas que Georges Frêche sera bel et bien candidat sur la liste d'Hélène Mandroux.

 

11.01.2008

La statue de Louis XIV du Peyrou

d400a1a750064cee87c0d4a95cc338f0.jpgAujourd'hui, petit zoom sur l'histoire d'une des plus connues des statues du centre de Montpellier : celle de Louis XIV sur la place du Peyrou.

En 1685, les états du Languedoc avaient pris la décision de mettre en place une statue en l'honneur de Louis XIV.

Dessinée par Mansart, fondue par Mazeline et Hurtelle dès 1692. Cette statue fut réclamée par les villes de Toulouse et de Montpellier mais le roi lui-même l'attribua à Montpellier. Son acheminement fut délicat car en 1717 elle était encore à Paris. Elle avait contre elle son poids de 450 quintaux et sur son parcours elle trouva les sables de l'estuaire de la Gironde complétement secs et tomba dedans pour finalement s'enliser pour une longue période.

Malgré tout elle fut placée à Montpellier le 27 février 1718. La garde nationale ayant besoin de bronze, elle disparut à la révolution, en 1792, direction Lyon pour être transformée en canons. On songea à la remplacer en Octobre 1814 malgré les dissensions politiques et financières. Enfin la deuxième statue arriva le 7 août 1828. C'est celle que nous connaissons aujourd'hui. Les auteurs sont Jean-Baptiste Debay et Carbonneaux. La légende raconte que l'un des deux sculpteur fut jeté en prison ou se serait suicidé parce qu'il avait oublié les étriers de Louis XIV sur son cheval.

La statue vient d'être rénovée recemment car elle était couverte de vert de gris, ce qui nous permets d'admirer toute sa splendeur.

20.12.2007

Focus : les 9ème et 10ème cantons de Montpellier

Et pour terminer notre tour d'horizon des cantons de Montpellier, gros plan aujourd'hui sur les cantons de Montpellier-9 et de Montpellier-10

Le canton de Montpellier-9 :

4f6088adc1ec6f5b8b0f2340c444270b.jpgLe canton de Montpellier-9 constitue, comme celui de Montpellier-6, un découpage cohérent. Le canton de Montpellier-9, non renouvelable en 2008, peut être considéré comme une ville à part entière car il contient la totalité du quartier populaire de la Paillade avec ses deux parties ( La Mosson et les Hauts de Massane) ainsi que le nord du quartier de Celleneuve et une partie du nouveau quartier de Malbosc. Ici le découpage est cohérent et le canton possède une réelle identité qui s’identifie vraiment avec le quartier de La Paillade. La plupart des logements sont récents (années 60 à nos jours) exceptés quelques rues anciennes de Celleneuve. La population s’accroit néanmoins et atteins aujourd’hui environ 27 000 habitants dû certainement à l’arrivée de nouveaux habitants dans la nouveau quartier de Malbosc et les nouvelles villas construites aux Hauts de Massane et vers le Palais des Sports Pierre de Coubertin. Au niveau politique, inutile de dire qu’ici c’est le fief électoral des socialiste et de la gauche qui toujours réalisé ses meilleurs scores dans tous les bureaux de vote du canton, et ce, depuis des années. Même si en 2002, Jacques Domergue a fait de bons scores, il n’est pas arrivé en tête dans le canton qui a toujours assuré les réserves de voix nécessaires pour les victoires électorales de Georges Frêche sur Montpellier. C’est grâce à la Paillade , grâce à ses écarts de voix importants, que la gauche est majoritaire sur Montpellier. André Vézinhet reste le maître incontesté de ce canton. Elu conseiller général en 1986, il est constamment réélu depuis, surtout en 2004 où il est triomphalement réélu au premier tour et en 2007 où il est élu député grâce à ses scores sur ce canton. C’est ici, dans ce canton, où l’on peut voir tout le clientélisme de la gauche et toute l’activation des réseaux, des associations de quartiers qui ont toujours assuré des victoires à la gauche dans ces quartiers populaires et déshérités, terreau de  l’électorat socialiste. La droite aura du mal à voir un jour la victoire dans ce canton, mais pas impossible néanmoins si on prend l’exemple du canton très populaire de Nîmes-6 qui abrite les 2 ZUP de Nîmes (Pissevin et Valdegour) qui fut communiste pendant des années et qui a basculé à droite en 2001 avec l’élection de Richard Tiberino. Et oui, toutes les ZUP ou cités populaires ne votent pas toutes forcement à gauche. Mais bon, la personnalité de Vézinhet joue ici, un rôle non négligeable dans ses victoires électorales. L’homme politique est connu et reconnu.

Le canton de Montpellier-10 :

c38f768780517a8f000337dca3da1fd9.jpgLe canton de Montpellier-10 est un canton particulier sur beaucoup de points de vue. Il n’est pas renouvelable en 2008. C’est le canton le plus artificiel de Montpellier dont le découpage, incohérent, peut réellement se comparer à un véritable charcutage. Le canton a la forme d’un U à l’envers et englobe deux morceaux distincts de la commune de Montpellier auxquels il faut ajouter les deux villages de Grabels et de Juvignac. C’est le canton le plus peuplé de Montpellier, 40 000 habitants au total dont 28 000 sur Montpellier et sa population ne cesse d’augmenter avec l’accroissement des deux villages et la construction de nouveaux quartiers dont notamment Malbosc. La partie nord du canton est une longue bande qui s’étale de part et d’autre de l’axe principal constitué par l’Avenue d’Assas, l’avenue du Père Soulas et la route de Grabels limitée au sud  par l’avenue de l’école d’agriculture et du Professeur Louis Ravas et au nord par l’avenue Charles Flahault et la route de Ganges. Il inclut des quartiers anciens, en partie ou en entier, dont le nord du Faubourg du Courreau, une toute petite partie de l’Ecusson au niveau de la cathédrale, de la Faculté de Médecine et du boulevard Ledru-Rollin, l’ensemble du Faubourg Saint-Jaumes et du Carré du Roi, les jardins du Peyrou et le nord du quartier des Arceaux. Plus au nord, le canton englobe de nombreux quartiers plus récents avec des grandes résidences notamment vers l’INRA, le rond-point d’Assas, l’avenue du Père Soulas et une partie des Cévennes, Saint-Priest (Haut et Bas), des villas vers Euromédecine et une partie du nouveau quartier de Malbosc. L’extrême nord est peu peuplé car il s’agit de la Zolad et d’Euromédecine.

La partie sud du canton est constituée d’un triangle ayant pour limite l’avenue de Lodève au nord et la rue du Pont de Lavérune au sud. Elle englobe la quasi-totalité du « village » ancien de Celleneuve (au sud de la route de Lodève) et les quartiers récents de part et d’autre, ainsi que les quartiers pavillonnaires et résidentiels des Bouisses et de la Martelle. De belles zones naturelles et agricoles et ayant un caractère champêtre sont encore présentes au sud de la Martelle et du château de Bionne, mais pour combien de temps encore avant que tout cela soit bétonné ? Au niveau politique, ce canton est historiquement de droite, surtout grâce aux villages de Grabels et de Juvignac qui sont majoritairement des communes constituées d’un habitat résidentiel en villas et maisons individuelles. Si la partie montpelliéraine du canton penche très légèrement à gauche, le total du canton avait permis à la droite d’être majoritaire jusqu’en 1998 où le maire de Juvignac, Danielle Santonja, était conseillère générale depuis 1986. Elle est battue de quelques voix lors d'une triangulaire avec le FN, en 1998, qui a permis de faire élire la socialiste Monique Pétard, ancienne conseillère municipale de Montpellier et aujourd’hui conseillère municipale d’opposition à Juvignac et suppléante du député André Vézinhet, qui a profité de la vague rose de 1998. Mais en 2004, Monique Pétard, qui a profité une seconde fois de la vague rose de 2004, est largement réélue à l’étonnement général, face à Arnaud Julien. En 2007, lors des législatives et des présidentielles, la droite est de nouveau majoritaire en voix. Monique Pétard aurait-elle une si grande notoriété pour arriver à se faire élire uniquement sur son propre nom et non sur son appartenance politique ? J’en doute. Elle a surtout réussi à surfer sur les vagues nationales.

19.12.2007

Focus : les 7ème et 8ème cantons de Montpellier

Aujourd'hui, gros plan sur le 7ème et le 8ème canton de Montpellier.

Le canton de Montpellier-7 :

Le canton de Montpellier-7 n’est pas renouvelable cette année. 3b06823b73e8718d7538dd643ed5766d.jpgCe canton est un des plus « artificiels » de tous les cantons montpelliérain et ne dispose d’aucune cohérence tant géographique que du découpage qui s’apparente à un découpage-charcutage sans aucune identité. Il est composé de parties et de morceaux de différents quartiers mais d’aucun quartier en entier si ce n’est le Petit Bard, la Pergola et Saint-Clément. Le canton, qui ressemble à un croissant, peut être divisé en trois parties : une partie au sud qui comprend une partie des quartiers inclus entre l’avenue de Toulouse, la rue de Font-Couverte et la route de Lavérune (Les Hauts d’Argency, la caserne Lepic, cité Chaptal), une deuxième qui comprend la moitié des quartiers anciens du faubourg populaire de Figuerolles, et une partie du quartier des Arceaux et une troisième partie au nord qui comprend les quartiers ou morceaux de quartiers inclus entre l’avenue de l’école d’agriculture et l’avenue Louis Ravaz au nord et l’avenue de Lodève au Sud (Las Sorbès, Saint-Clément, Las Cazes, Les Cévennes, Alco, La Pergola et la Cité du Petit Bard). Mis à part les immeubles anciens de Figuerolles et des Arceaux, la plupart des habitations datent des années 60, 70 et 80 et la population ne s’accroit que légèrement mais atteint tout de même environ 26 000 habitants. Au niveau politique, si le vote des habitants du canton a pu faire apparaître la droite vainqueur (notamment en 2001 et en 2002) ce qui en faisait un canton gagnable, la gauche a toujours été majoritaire. De 1986 à 1998, le conseiller général fut le divers gauche Alain Bosc, un proche de l’ancien président du Conseil Général Gérard Saumade. Depuis 1998, le conseiller général est Christian Bouillé actuel adjoint au maire délégué à la sécurité, réélu en 2004 une nouvelle fois face à Christian Dumont. Le résultat des élections de 2008 permettront de voir si l’électorat évolue dans ce canton ou si la droite reste toujours minoritaire.

Le canton de Montpellier-8 :

Le canton de Montpellier-8, renouvelable en 2008, est un canton qui, nous l’avons vu, a été modifié en 1992 99f535ce77dffb702baaf7d39ba15843.jpgavec l’amputation des communes qui forment l’actuel canton de Pignan ce qui explique aussi pourquoi le canton fait partie de la 4ème circonscription de l’Hérault qui se prolonge au nord du département englobant notamment Lodève et Clermont-l’Hérault. Le canton actuel regroupe des quartiers au sud-ouest de Montpellier ainsi que deux villages de la banlieue proche de Montpellier : Saint-Jean-de-Védas et Lavérune. Peuplé au total d’environ 34 000 habitants, la partie montpelliéraine est peuplée de 22 000 habitants et regroupe essentiellement des quartiers récents construits dans les années 70, 80 et 90 mélangeant villas et grandes copropriétés, la population s’accroit néanmoins régulièrement ; le découpage est plus ou moins cohérent. Si les maisons individuelles sont surtout présentes au niveau de la Chamberte , Montpellier-Village, Val-de-Croze, les Bouisses et Château-Bon, les grandes résidences sont situées surtout le long de la route de Lavérune qui constitue l’artère principale de ce canton avec Les Collines d’Estanove et les deux cités « sensibles »  de Paul Valéry au Pas du Loup et la cité Gély à l’ouest de Figuerolles sans oublier aussi Plein Soleil à Font Carrade et les HLM de la Coline. Les constructions actuelles sont présentes au niveau du nouveau stade Ovalie avec la création de ce quartier qui imputera malheureusement des domaines agricoles encore également présents sur le canton le long du Rieucoulon et vers le Château-Bon le long de la rue du Pont de Lavérune. Saint-Jean de Védas et Lavérune sont surtout des communes résidentielles mais Saint-Jean-de-Védas, peuplé de 9000 habitants est une vraie petite ville avec des grandes zones commerciales et des zones d’activités générées aussi avec l’échangeur autoroutier. Si Lavérune est un village qui vote clairement à gauche, il n’en est pas de même pour Saint-Jean-de-Védas qui est une commune plutôt de droite mais qui possède paradoxalement un maire socialiste, Jacques Atlan. Si la commune vote à droite à toutes les élections, sauf aux municipales où Jacques Atlan réussi à être constamment réélu depuis 1989 malgré une division avec les Verts, le canton de Montpellier-8 reste à gauche surtout grâce à la partie montpelliéraine du canton qui penche très légèrement à gauche mais les résultats sont toujours serrés. Le canton a pourtant d’abord été à droite jusqu’en 1996 avec Jean-Claude Gaujal mais a basculé en faveur du socialiste Jacques Atlan à l’occasion d’une cantonale partielle. Réélu en 2001, surtout grâce à la présence groupée des élections municipales, Jacques Atlan a ainsi récupérées des voix sur Saint-Jean-de-Védas qui pouvaient constituer une réserve de voix pour le candidat de la droite et sur les quartiers populaires des cités Gély et Paul Valéry. C’est un des rares cantons qui pourrait éventuellement basculer en faveur de la droite en 2008 car la gauche, au total, est minoritaire en 2007.

 

18.12.2007

Focus : les 5ème et 6ème cantons de Montpellier

Aujourd'hui, gros plan sur les 2 cantons des quartiers sud de Montpellier, le 5ème et le 6ème.

Le canton de Montpellier-5 :

Le 5ème canton de Montpellier, non renouvelable en 2008, 1ec9fcd56486a948a7892c883e3f1dbe.jpgest depuis 1992, composé uniquement d’une fraction de Montpellier, dû à la création de celui Lattes qui regroupe Lattes, Palavas et Pérols. C’est un des rares cantons qui a perdu des habitants entre 1990 et 1999 (en plus de la création du canton de Lattes) mais la population, depuis, augmente légèrement et comprend un peu plus de 15 000 habitants aujourd’hui. Ce canton, le moins peuplé de Montpellier et dont le découpage conserve une certaine cohérence, abrite des quartiers au sud de Montpellier tels que les Aiguerelles, Près d'Arènes, Tournezy, avenue de Palavas, La Rauze , chemin de Moularès (jusqu’au Lez) et les 2 cités populaires de St Martin et Mion. Les habitations sont plutôt récentes (années 60, 80 et 90) et composés soit de grands ensembles (St Martin), soit de villas ( La Rauze , Cité Mion, Tournezy). Les nouvelles constructions sont néanmoins présentes vers l’arrêt du tramway Moularès au bord du Lez et des nouvelles résidences à Près-d’Arènes sur d’anciennes friches industrielles. C’est sur ce canton que sera situé le nouvel hôtel de ville et le nouveau quartier au bord du Lez. Il conserve encore quelques parcelles agricoles au sud de l’autoroute au niveau du Pont Trinquat et de la 1ère écluse.

Auparavant de droite car les communes du canton de Lattes ont toujours été de droite avec Michel Vaillat, le maire de Lattes, le canton est à gauche depuis le nouveau découpage de 1992 avec Christian Bénézis, bien implanté dans le quartier St Martin, médecin du sport, réélu en 1998 et en 2004 et ancien adjoint au maire délégué au sport. Etonnant malgré tout car ce canton a parfois donné des résultats surprenants aux élections nationales en plaçant la droite en tête et c’est dans les bureaux de vote de ce canton que Jacques Domergue a fait ses meilleurs scores à Montpellier.

 Le canton de Montpellier-6 :

Le 6ème canton de Montpellier (ou le canton « Pied-noir » comme on le surnomme)  a la particularité d’avoir unef81c6294d66e70ad76f891a65015a193.jpg véritable identité et un découpage relativement pertinent en utilisant des frontières « naturelles ». Compris entre l’avenue de Toulouse, l’avenue de la Liberté et la voie ferrée, il contient 4 quartiers au sud de Montpellier ayant une cohérence territoriale non négligeable : Lemasson-Testavin, La Croix d’Argent, Mas de Bagnères et Garosud. Petit en taille mais densément peuplé, il comprend quelques rues anciennes près de l’église Saint Cléophas mais surtout des logements en immeuble des années 60 construits lors de l’arrivée des rapatriés d’Algérie au nord, des villas au sud et de nouveaux immeubles au Mas de Bagnères (Les Sabines, Les Grisettes). Il contient environ 18 000 habitants et a tendance à se peupler avec la construction de nouveaux quartiers (Les Grisettes) au mépris des quelques rares zones agricoles encore présentes (Mas Nouguier, Poutingon, Petit Grès) mais pour combien de temps encore ? L’électorat Pied-noir est loin d’être négligeable dans ce canton. C’est d’ailleurs à l’occasion de la campagne électorale d’une élection cantonale partielle en 2006 que Georges Frêche a tenu ses propos malheureux sur les harkis lors d’un dépôt de gerbe en hommage à Jacques Roseau devant la maison des rapatriés située dans le quartier de Testavin. Au niveau électoral, le canton vote plutôt à gauche au niveau local et plutôt à droite au niveau national, les résultats sont souvent serrés. Gilbert Roseau, cousin de Jacques, lui-même Pied-noir, ancien député socialiste (élu grâce à une triangulaire face à Willy Dimeglio et le FN Jean-Claude Martinez) et ancien adjoint au maire Georges Frêche, a été le conseiller général du canton jusqu’en 2001. C’est cette année là qu’il a été battu au second tour par le charismatique Yvan Velay, homme très connu dans le canton, qui se présentait sous la houlette des Verts. Yvan Velay décède fin 2005 et lors d’une élection partielle organisée en février 2006, malgré l’énorme polémique provoquée par le dérapage de Georges Frêche, c’est finalement le socialiste Christophe Moralès (ancien Vert, exclu pour s’être allié à Georges Frêche dès le premier tour en 2001), architecte habitant le quartier et adjoint au maire Hélène Mandroux délégué à l’enseignement, qui est élu conseiller général. Il semble que les enjeux locaux peuvent peser dans le débat. L’implantation de l’usine de méthanisation au sud du canton, à Garosud, a provoqué une polémique quant aux nuisances sonores et olfactives. Les habitants de ce quartier, en effet, supportent déjà la noria de camions-poubelles de la déchetterie et l’implantation de nouvelles industries dans ces quartiers (Mas d’Astre, Garosud, Jeune Parque …). Ce canton sera difficile à gagner mais pas impossible pour la droite au vue des scores serrés lors des dernières élections. Une campagne de terrain est indispensable.

 

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