11.01.2008
La statue de Louis XIV du Peyrou
Aujourd'hui, petit zoom sur l'histoire d'une des plus connues des statues du centre de Montpellier : celle de Louis XIV sur la place du Peyrou.
En 1685, les états du Languedoc avaient pris la décision de mettre en place une statue en l'honneur de Louis XIV.
Dessinée par Mansart, fondue par Mazeline et Hurtelle dès 1692. Cette statue fut réclamée par les villes de Toulouse et de Montpellier mais le roi lui-même l'attribua à Montpellier. Son acheminement fut délicat car en 1717 elle était encore à Paris. Elle avait contre elle son poids de 450 quintaux et sur son parcours elle trouva les sables de l'estuaire de la Gironde complétement secs et tomba dedans pour finalement s'enliser pour une longue période.
Malgré tout elle fut placée à Montpellier le 27 février 1718. La garde nationale ayant besoin de bronze, elle disparut à la révolution, en 1792, direction Lyon pour être transformée en canons. On songea à la remplacer en Octobre 1814 malgré les dissensions politiques et financières. Enfin la deuxième statue arriva le 7 août 1828. C'est celle que nous connaissons aujourd'hui. Les auteurs sont Jean-Baptiste Debay et Carbonneaux. La légende raconte que l'un des deux sculpteur fut jeté en prison ou se serait suicidé parce qu'il avait oublié les étriers de Louis XIV sur son cheval.
La statue vient d'être rénovée recemment car elle était couverte de vert de gris, ce qui nous permets d'admirer toute sa splendeur.
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07.12.2007
Les anciens octrois de Montpellier
Comme beaucoup de Montpelliérains, je me suis souvent demandé ce que pouvait être cet espèce de petit temple qui trône au milieu du rond-point de Richter (place Christophe Colomb). En fait il s'agit d'un ancien bureau d'octroi de la ville.
Petit zoom historique sur les anciens octrois de Montpellier :
Le 16 septembre 1347, Philippe de Valois octroie aux villes un droit de barre, c'est-à-dire le droit d'arrêter ou de barrer aux portes de la ville les marchandises que les forains, les gens extérieurs à la ville, y transportaient en leur faisant payer une redevance. Les droits d'octroi étaient des taxes municipales perçues sur les objets de consommation à l'entrée des villes, pour financer leurs dépenses. Les tarifs étaient fixés par délibération du conseil municipal ainsi que le rayon de l'octroi. Les bureaux étaient installés dans de petits bâtiments où logeaient le préposé et sa famille. C'est à partir de 1798 que sera véritablement organisé le réseau des bureaux d' octroi qui seront au nombre de 21 en 1880
En 1911, on en comptait huit sur Montpellier. Malgré de nombreux avatars au XIXe, les octrois perdurent jusqu'à la deuxième Guerre Mondiale. Ils sont supprimés en 1948. (en photo, le bureau d'octroi du Pont juvénal à la fin des années 70, avant sa restauration)
Il subsiste actuellement trois octrois : celui de Richter situé place Christophe-Colomb, celui qui agrémente la pinède de la Paillade et un troisième, à proximité du faubourg de Nîmes (devant le Corum).
L'ancien octroi du Pont-Juvenal (Richter) : 
D'un style rappelant les temples grecs antiques,il est doté d'un péristyle à 2 ouvertures plein cintre sur 2 colonnes centrales encadrant l'entrée principale et 2 latérales donnant accès à 2 petits jardins.
Le bureau fonctionne jusqu'au 7 juin 1929, puis le conseil municipal réorganise le service afin d'en réduire les frais et les effectifs passent de 82 à 73 agents. Le bâtiment est loué. En 1934, l'administration refuse de vendre le bâtiment à un particulier parce que le gérant des immeubles communaux estime que la ville peut en avoir besoin ultérieurement. Cinquante ans plus tard, en 1984, l'octroi est démonté et installé à la place d'honneur, au milieu du rond-point Christophe Colomb devant la bibliothèque universitaire, à 20 mètres de son emplacement d'origine.
L'ancien octroi de la route de Palavas :
Du même style que celui du Pont Juvénal, il a été déplacé dans la pinéde du parc de la Paillade.
L'ancien octroi du Faubourg de Nîmes : 
Le faubourg de Nîmes était un quartier situé au début de la route de Nîmes. La majeure partie du quartier a été démolie lors de la construction du Corum et de la 1ère ligne de tramway. L'ancien octroi existe toujours, seule sa façade classique a été conservée. Après un séjour rue Placentin (derrière le Palais de Justice), il s'est transformé en fontaine tout près de son emplacement initial.
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