22.01.2008

Municipales et cantonales à Nîmes et Alès

9cc5b40d4c1da2960933510ddae412fc.jpgUn petit tour chez nos voisins nîmois ...

Tout semble rentrer dans l'ordre pour la droite nîmoise, Yvan Lachaud a rejoint la liste de Jean-Paul Fournier et également Franck Proust de l'UMP. Malgré des différents importants entre Yvan Lachaud et Franck Proust, l'intérêt général et la peur de revivre le déchirement de 1995 l'ont emporté.

Au niveau des cantons nîmois, Jean-Paul Fournier devrait se représenter à Nîmes-1, Richard Tibérino à Nîmes-6 et Jean Yannicopoulos sur la Vistrenque. Je n'ai pas le nom du candidat sur Nîmes-2, m'étant laisser entendre que Joëlle Pellissier ne se représenterait pas.

Par contre, rien ne semble clair à gauche, jusqu'à présent, Bernard Casaurang est toujours candidat du parti socialiste et Alain Clary pour le parti communiste. Alain Fabre-Pujol, l'ancien premier adjoint socialiste d'Alain Clary, semble avoir pris du recul et ne se représentera probablement pas, idem pour Françoise Dumas, candidate PS aux législatives, qui a déclaré rester libre de tout engagement. Il est clair que si la gauche part désunie, ceci ouvre un boulevard pour la liste de Jean-Paul Fournier qui a de grandes chances d'étre réélue sans problème majeur.

Quant à Alès, à mon avis Max Roustan (réélu au premier tour en 2001), ne fera qu'une bouchée de Fabien Gabillon, même si, aux dernières nouvelles, il ferait alliance avec Jean-Michel Suau du Parti communiste et avec le Modem (drôle d'alliance tout de même!) le Modem est prêt à faire n'importe quoi pour avoir des élus. Quant au canton d'Alès-Sud-Est, le seul canton renouvelable d'Alès, je ne sais pas si Gérard Roux, maire de Saint-Hillaire-de-Brethmas, qui a rejoint le Nouveau-Centre, se représente ou non.

 

15.01.2008

Elections cantonales 2008 dans le Gard

b6d9600b3051c274ab687e5a560c68f2.gifLes élections cantonales auront lieu aussi, comme dans tous les départements français, dans le département voisin du Gard où 23 des 46 cantons sont concernés par les élections cantonales de mars prochain.

Les cantons renouvelables seront ceux d’Alès-Sud-Ouest, Anduze, Aramon, Bagnols-sur-Cèze, Beaucaire, Génolhac, La Grand-Combe, Lasalle, Lussan, Marguerittes, Nîmes-1, Nîmes-2, Nîmes-6, Quissac, Remoulins, Rhôny-Vidourle, Sauve, Saint-Ambroix, Saint-Gilles, Saint-Hippolyte-du-Fort, Valleraugue, La Vistrenque et Villeneuve-lès-Avignon.

Il n’y a pas de grands changements à attendre de ces élections, la gauche est majoritaire (19 socialistes, 9 communistes) et le restera. Mais ici, contrairement à l’Hérault la droite a un groupe plus important (13 élus) et  il y a un groupe d’élus indépendants (les démocrates) qui possède 5 élus dont deux divers droite (William Portal à Marguerittes et Bernard Portalès à Bessèges) et 3 divers gauche (Christian Flaissier à Lasalle, Lionel Jean à Quissac et Francis Maurin à Saint-André-de-Valborgne). Le groupe communiste est également (trop ?) important (9 élus) car c’est surtout autour d’Alès (Génolhac, la Grand-Combe , Saint-Ambroix, Alès Nord-Est et Ouest, Saint-Chaptes et Barjac), ancien fief ouvrier et ancien pays minier où les communistes obtiennent de bons scores, par tradition familiale sans doute … j’espère que cela évoluera un jour.

La droite s’en sort assez bien des élections cantonales dans le Gard depuis 10 ans, d’autant plus que depuis 1998 où elle avait perdu la quasi-totalité des cantons de Nîmes et ne conservait plus que 8 élus, elle est arrivée à gagner 5 cantons dont 4 en 2001 en battant notamment 3 communistes sortants (Elie Bataille à Beaucaire, Joëlle Pelissier à Nîmes-2, Richard Tibérino à Nîmes-6 et Olivier Lapierre à Saint-Gilles) tout en conservant les sortants (Jean-Paul Fournier à Nîmes-1, Jean Yannicopoulos à La Vistrenque , Patrick Vacaris à Villeneuve-lès-Avignon, Gérard Roux à Alès-Sud-Ouest, Jacques Sauzet à Remoulins et transition réussie de Jean Poudevigne à Aramon par Gérard Blanc). La victoire  de la ville de Nîmes par l’UMP Jean-Paul Fournier a permis d’amplifier cette victoire sur les cantonales et notamment les cantons nîmois. En 2004, la droite a même réussie à gagner un canton, celui de Nîmes-5 par Franck Proust, à conserver Aigues-Mortes par Léopold Rosso mais a perdu Uzès et Pont-Saint-Esprit pour le regagner un an plus tard.

En 2005, en effet, Gilbert Baumet a obtenu l’annulation des élections de 2004 pour le canton de Pont-Saint-Esprit où il avait été battu de quelques voix par le socialiste Christophe Serre, et a  été réélu. Baumet est un cas particulier car c’est un élu qui a « changé de veste », ancien président socialiste du conseil général entre 1982 et 1994, ancien ministre sous Bérégovoy, ancien sénateur puis député PS entre 1980 et 1997, après avoir été un temps dans le groupe des « Non Inscrits », il siège désormais depuis 2005 avec les élus de l’UMP et donc de l’opposition de droite. C’est un « Eric Besson » avant l’heure où plutôt un « «Bernard Tapie » local, si on tient en compte le nombre de procédures judiciaires en cours contre lui.

L’enjeu pour l’UMP va être important cette année, car c’est en 2008 qu’elle a le plus d’élus sortants (10 sur les 13) et se doit donc avant tout de les conserver et d’en gagner d’autres.

Sur les cantons renouvelables, il n’y a peu de renouvellement à attendre sur les changements d’étiquette, les communistes devraient conserver Saint-Ambroix avec Jean-Claude Paris, La Grand-Combe avec Patrick Malavieille et Génolhac avec Guy Laganier (les choix politiques n’évoluent malheureusement peu ici, c’est glacialement immobile), les socialistes conserver les cantons cévenols (St Hippolyte du Fort où Damien Alary devrait être réélu sans problème, Sauve, Anduze et Valleraugue) et celui de Lussan. Les seuls cantons qui pourraient éventuellement basculer en faveur de la droite, au vu des résultats des scrutins de 2007, seraient ceux de  Bagnols-sur-Cèze (actuellement détenu par le socialiste Jean Vidal) et Rhôny-Vidourle (actuellement détenu par le communiste Patrick Bonton élu lors d’une partielle en 2002 suite au décès de René Dupont).