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17.05.2008

Les conseillers généraux des cantons de Montpellier (1ère partie)

Deux mois après les élections, je vous propose de brosser un rapide portrait des 10 conseillers généraux des 10 cantons de Montpellier. C’est utile, car il est vrai, pendant 6 ans, on n’en entendra plus parler d’eux et quasiment personne ne saura vous dire qui est son conseiller général.

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Michel Guibal a été réélu pour un second mandat en mars 2008. Michel Guibal est considéré comme un « jeune » en politique. Malgré ses 68 ans, il n’a commencé à jouer un rôle important au sein de la politique locale que ces dix dernières années.   Michel Guibal est retraité. Il était professeur, renommé, de droit public à la Faculté de Droit de Montpellier. Montpelliérain d’origine, il aime rappeler qu’il est originaire du cœur de Montpellier et a toujours habité dans l’Ecusson. Sa carrière politique commence en 1989 au sein du conseil municipal puis, en 1995, il est délégué au tourisme. En 2001, il décolle en battant au second tour de quelques voix, le leader historique de la droite montpelliéraine, Willy Dimeglio conseiller général du 1er canton depuis 1988. Présent sur la liste de Georges Frêche en 2001, il devient adjoint à l’urbanisme après la démission de Raymond Dugrand. Puis, en 2004, il devient premier adjoint au maire auprès d’Hélène Mandroux, nouveau maire élu à la suite du départ de Georges Frêche.

En 2007, il est candidat PS aux élections législatives, qu’il perd face à Jacques Domergue malgré des scores honorables sur 865384359.jpgMontpellier. Sa réélection en 2008 a été plus difficile que prévue (41,5%) à cause du maintien au second tour de Jean-Louis Roumégas. Mais la population de plus en plus « bobo » du centre de Montpellier favorise néanmoins l’électorat de gauche, de plus Michel Guibal dispose de nombreux réseaux dans le centre-ville (associations de quartiers, clubs, etc …).

Michel Guibal est un homme politique un peu à part dans le clan des socialistes héraultais. Courtois, poli, respectueux de ses adversaires, on est loin de l’attitude générale des socialistes de la région qui sont à 95% tous des prétentieux, des guignols et surtout qui pètent plus haut que leur cul, Michel Guibal est un homme politique remarquable et de qualité, une espèce en voie de disparition au sein du PS. Son action d’homme public, le sérieux de son travail d’élu, ont toujours forgé l’admiration et le respect, y compris auprès de ses adversaires.

En mars dernier, il a affirmé se consacrer uniquement à son mandat de conseiller général, il ne fut donc pas présent sur la liste d’Hélène Mandroux pour les élections municipales. Action plus que louable !

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Conseiller général depuis 1994, Pierre Maurel, également âgé de 68 ans, a été réélu en mars 2008. Maire de Clapiers depuis 1989, bon maire affirment certains (il a toujours été réélu maire de Clapiers depuis 1989), Pierre Maurel est un homme politique peu médiatisé mais qui joue un rôle important au sein du conseil général. Il fait partie, avec Kléber Mesquida, Michel Gaudy et Francis Boutes du cercle restreint des proches d’André Vézinhet. Il est actuellement le numéro 3 du département et vice-président avec comme délégation l’enseignement, la construction et la rénovation des collèges, une délégation importante, donc et dont il est responsable depuis l’élection d’André Vézinhet en 1998.   Pierre Maurel a été professeur à l’IUT de Montpellier. Ancien proche de Georges Frêche, dont il a été le député-suppléant de 1997 à 2002, il semble qu’il est aujourd’hui être plus proche d’André Vézinhet que de Georges Frêche malgré un poste de vice-président au sein de l’agglo de Montpellier.1738753891.jpg

Sa réélection en 2008 a été un peu plus délicate que prévue à cause du maintien des Verts provoquant ainsi une triangulaire mais cela n’a pas empêché Pierre Maurel d’être réélu au second tour, dans un canton ancré à gauche depuis longtemps, l’électorat « bobo » de Boutonnet (dont l’association Bout’en Train, socialo et compagnie …), et, à moindre mesure du Plan des 4 Seigneurs, étant un réservoir de voix important. Le seul « bastion » de droite qu’est le village de Montferrier-sur-lez, ne suffit pas à inverser la tendance.

Peu critiqué dans sa gestion des dossiers, Pierre Maurel semble être un bon élu local, sérieux et attentif aux attentes des habitants du canton. Clapiers est souvent cité en exemple pour la civilité de ses habitants et atteint régulièrement des taux record de participation aux élections locales et nationales, ce qui favorise, bien-sûr, le maire : Pierre Maurel.

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Ce canton n’étant pas renouvelable en 2008, Philippe Saurel, 50 ans, est le conseiller général de ce canton depuis 1998, réélu en 2004. Après douze années de mandatures du père et fils Couveinhes, ce canton bascule à gauche en 1998, avec la vague rose qui fait basculer 6 cantons dans l’Hérault. Peu connu au début, Philippe Saurel a désormais creusé son sillon au sein de la politique locale. Membre du conseil municipal depuis 1995, réélu en 2001 et en 2008, il fait partie de la tendance modérée au sein du parti socialiste. Homme de réseaux, franc-maçon, il compte de nombreux admirateurs y compris de droite au sein du quartier très chic mais très « bobo » d’Aiguelongue ; il exerce la profession de chirurgien-dentiste dans le quartier d’antigone où il possède son cabinet dentaire. Philippe Saurel aime additionner les casquettes : adjoint à l’urbanisme depuis 2004, conseiller général depuis 1998, conseiller d’agglomération, membre des barons de caravettes, ancien vénérable de sa loge, il a néanmoins été remplacé comme adjoint au quartier Hôpitaux-facultés par Philippe Thinès, illustre inconnu.1589966394.jpg

Plus connu comme adjoint au maire ou comme élu de quartier que par son activité au sein  du conseil général, Philippe Saurel, homme de réseaux qui n’hésite pas à utiliser tous les moyens pour être élu où la section PS du 3ème canton est la plus agressive et la plus idiote, reste malgré tout un élu dynamique et bien engagé auprès de l’intérêt général. Au niveau local, il semble être la personnalité qui monte au sein du PS, certains, voient déjà en lui un successeur potentiel d’Hélène Mandroux. En 2008, où les journalistes annonçaient pourtant une disgrâce de Philippe Saurel, avec une position assez éloignée sur la liste des municipales de Mandroux, il est néanmoins reconduit dans ses fonctions d’adjoint délégué à l’urbanisme.

Philippe Saurel, malgré un bilan contestable à l’urbanisme (bétonisation à outrance, non sauvegarde des espaces naturels ex : secteur de Thomassy, …), est un élu chaleureux, disponible et très apprécié. Il sait défendre l’intérêt général et travailler dans l’intérêt de tous. J’ai eu l’occasion de le rencontrer, en tant qu’élu au conseil de l’UFR AES où il siège en tant que représentant du département. On ne peut pas vraiment dire que c’était un élu assidu car je ne l’ai vu que 4 fois en 6 ans de mandats. Néanmoins il a pu s’exprimer à plusieurs reprises, on avait plus l’impression qu’il représentait la mairie plutôt que le Conseil Général.

12.05.2008

Ségolène Royal autoritaire

Les socialistes, éternels donneurs de leçon de démocratie, feraient mieux de voir ce qui se passe un peu dans leur propre camp où la démocratie semble règner en maître!

Voici un extrait pris lors d'une séance du conseil régional de Poitou-Charente :