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29.01.2008
Municipales à Montpellier, le Modem c'est du n'importe quoi!
C'est quasiment officiel, le Modem rejoindrait la liste socialiste d'Hélène Mandroux et ce, dès le premier tour.
Je trouve cela très dommage de la part de gens que j'estimaient et qui avaient de bonnes idées pour cette ville. On se moque vraiment des électeurs. On fait passer l'intérêt des ego surdimentionnés de certains ambitieux avant l'intérêt général. Faut il rappeller qu'en 2001, les élus UDF du conseil municipal avaient été élus sur la liste d'Olivier Dugripp, liste RPR-UDF? Faut-il également rappeller que les élus UDF, dont la quasi totalité sont passés au Modem, siègent dans l'opposition municipale depuis 7 ans. Alors après avoir craché pendant tant de temps sur la gestion Frêche-Mandroux et après avoir fustigé la façon dont cette ville est gérée depuis 30 ans, ces messieurs dames du Modem vont faire alliance avec leurs anciens ennemis. Quel manque de courage! On va directement à la facilité et aux tripatouillages électoraux. Au prix de quoi? des postes d'adjoints?
Au moins, les Verts ont le mérite de présenter une liste autonome au premier tour, après cela, au vu de leurs résultats, ils pourront peser sur le choix de la liste du second tour. Cette stratégie de Jean-Louis Roumégas est pertinente, raisonable, et au moins les électeurs ont le choix et sont au courant dès le premier tour.
Dans une ville où François Bayrou a réalisé un score honorale de 17,47% des voix, le Modem n'est pas capable de présenter une liste autonome? Hé bien non, on va faire alliance avec les socialistes et les communistes, le grand écart quoi, et surtout du n'importe quoi. Les électeurs du Modem souhaitent-ils que leurs élus s'allient avec les communistes pour gérer leur ville? M. Dufour, qui après avoir très mal géré sa société (Air Litoral), après avoir obtenu des scores pas terribles aux élections (5,71% des voix aux régionales de 2004 et 7,6% aux législatives) viendrait soit disant apporter sa touche de centrisme sur la liste d'Hélène Mandroux. Michel Passet, leader du parti communiste sur Montpellier a, d'ailleurs, vivement critiqué la présence du Modem sur cette liste. Il a raison, les idées du Modem (s'ils en ont réélement) sont aux antipodes des idées communistes. Le Modem reste un parti vide, sans idée, qui ne sait pas faire les choix quand il le faut.
Cette mascarade est lamentable, pour moi, la seule liste qui restera fidèle à ses valeurs, à son projet et à ses ambitions et qui respecte le choix des électeurs et les électrices, c'est bien sûr la liste de Jacques Domergue.
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27.01.2008
Evénement à Béziers : démolition de la barre Capendeguy
Aujourd’hui depuis 13H30, le paysage du quartier de la Devèze à Béziers ne sera plus identique. La barre Capendeguy, barre HLM de 14 étages et de plus de 500 logements a été dynamitée. Un événement pour la ville de Béziers et la région.
La restructuration de ce quartier, dans le cadre d’une rénovation par l’ANRU, est une volonté de la municipalité dirigée par Raymond Couderc. Ce type d’habitat ne convient plus au paysage urbain que l’on souhaite désormais construire, un projet ambitieux de rénovation totale de ce quartier a été imaginé : on laisse désormais plus de place à un habitat aéré et à des espaces verts. L’espace ainsi libéré de cette démolition laissera place à de nouveaux équipements et de nouveaux logements plus agréables.
Cette barre (la plus grande barre jamais démolie au niveau régional), ainsi que l’ensemble du quartier de la Devèze , avait été aménagé dès le milieu des années 60 afin d’accueillir les rapatriés d’Algérie, par l'architecte Jean Balladur (le même que celui de la Grande-Motte). Ce quartier était devenu un ghetto depuis le début des années 80, population à majorité immigrée, le quartier abrite la population la plus pauvre de Béziers. Même si la démolition-reconstruction de logements n’efface pas tous les problèmes de ces quartiers, il est clair que ce type de constructions était devenu inhumain.
A Montpellier aussi, on se souvient, en 1990, de la démolition de la cité Phoebos. D'autres démolitions sont également prévues à la Paillade avec la démolition de la Tour Catalogne.
La vidéo de cette impressionante démolition est visible ici : http://video.webcastor.fr/beziers/tv.html
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25.01.2008
Elections cantonales, gros plan sur les cantons de Béziers
Au niveau des élections cantonales de l'Hérault, sur les 4 cantons que compte Béziers, deux seront renouvelables en mars prochain : le 1er et le 2ème.
Le 1er canton de Béziers :
Ce canton regroupe le centre-ville de Béziers (de part et d'autre des allées Paul Riquet ainsi que Du Guesclin, le Capnau et l'avenue Wilson) excepté le centre historique ancien, il est peuplé d'environ 20 000 habitants. Ce canton est de droite depuis bien longtemps et abrite un électorat plutôt conservateur. C'est dans ce canton que la gauche fait ses plus mauvais résultats sur Béziers, c'est également le seul canton, actuellement détenu par la droite sur Béziers après la perte du 4ème canton en 2004. Le conseiller général sortant est Georges Fontès, UMP, ancien maire de Béziers (de 1983 à 1989) âgé aujourd'hui de 83 ans et conseiller général depuis 1982, il a décidé de se représenter à nouveau. Je ne reviendrai pas sur mes critiques là dessus. Néanmoins Georges Fontès a de bonnes chance d'être réélu une nouvelle fois car la gauche n'a jamais fait de bon résultat dans ce canton qui reste un des plus à droite du département. Il sera opposé au leader communiste Aimé Couquet et à la socialiste Dolorès Roqué qui, à mon avis, ont peu de chance d'être élus. Le résultat des élections municipales amplifiera certainement la victoire de la droite dans ce canton, autrement dit, si Raymond Couderc est réélu, ce canton devrait rester à droite.
Le 2ème canton de Béziers :
Ce canton est composé de quartiers au Nord-Est de Béziers ainsi que 6 autres communes (Villeneuve-lès-Béziers, Boujan-sur-Libron, Cers, Bassan, Lieuran-les-Béziers et Portiragnes). Il est peuplé d'environ 29 000 habitants et a tendance à s'accroitre car la périurbanisation gagne les villages. Les quartiers de Béziers inclus dans le canton alternent entre zones résidentielles pavillonnaires (route de Bédarieux, les Oliviers, le Progrès), des grandes copropriétés (le long de la Voie Domitienne) et de logements sociaux (La Dullague, l'Iranget et la Grangette) et est peuplé d'environ 17 000 habitants.
Au niveau politique, ce canton est de gauche depuis 1989 où Eliane Bauduin, la conseillère générale sortante, a été élue pour la première fois. Forte personnalité et figure emblématique de la gauche biteroise, Eliane Bauduin est une femme de conviction avec de vraies valeurs de gauche, de partage et un grand sens de la solidarité et des valeurs humaines. Sa personnalité, ses valeurs, forcent le respect et l'admiration. En bref, une vraie socialiste, de conviction, c'est une catégorie de socialiste qui n'existe quasiment plus aujourd'hui. Bien que connue sur Béziers, elle a toujours eu du mal à s'imposer dans cette ville de droite malgré trois mandats au sein du conseil municipal, elle n'a jamais eu de poste à la hauteur de son talent de femme politique engagée et déterminée, elle a été batue, très largement, aux dernières élections législatives où elle n'a d'ailleurs pas eu de grands soutiens de la part de la fédération socialiste de Béziers. Il est vrai que les division et les querelles internes de la section ne l'ont pas aidé. Vice-présidente du conseil général en charge de la solidarité (le plus gros budget du département) et conseillère régionale, elle a décidé de ne plus se représenter pour les prochaines élections cantonales ... et elle a certainement bien fait!
La sociologie de ce canton a profondement changé depuis quelques années. En 2001, Eliane Bauduin avait été élue grâce aux villages, car la partie biteroise du canton vote clairement à droite mais ne représente que la moitié des électeurs du canton. La périurbanisation et la pression démographique ont fait croitre rapidement les villages du canton qui, aujourd'hui, deviennent des "cités dortoirs" avec un étalement urbain important dû à la constructions de nombreux lotissements et de villas. Villeneuve lès Beziers, par exemple, qui ne comptait que 2000 habitants dans les années 60, en compte plus de 4000 aujourd'hui. Les nouveaux habitants de ces villages sont un électorat plutôt de droite. Les résultats des dernières élections présidentielles et législatives ont montré l'ancrage à droite de ce canton où Nicolas Sarkozy et Paul-Henri Cugnenc sont arrivés en tête sur toutes les communes du canton. Il est également évident qu'une réélection (plus que probable) de Raymond Couderc sur Béziers entrainera le basculement de ce canton pour la droite et l'UMP. L'UMP qui sera, d'ailleurs, représentée par Gérard Gautier (photo), le maire de Cers qui a de grandes chances de l'emporter. Il sera opposé, entre autre, au socialiste Claude Zemmour.
24.01.2008
Municipales à Nîmes, Perpignan et Béziers
Sur les 4 plus grandes villes de la région, la gauche est loin d’être unie et en situation de l’emporter. Il n’y a guère qu’à Montpellier (et encore si l’on ne prend pas en compte la liste autonome des Verts) où cela semble correct pour la gauche avec Hélène Mandroux et pour la droite avec Jacques Domergue. Par contre c’est loin d’être le cas à Nîmes, Perpignan et Béziers.
A Nîmes, Bernard Casaurang pour le PS (photo), Alain Clary pour le PCF et Silvain Pastor pour les verts sont, pour l’instant, chacun rangés en chef de file pour être tête de liste. Il y a un vrai problème de leadership pour la gauche dans cette ville. Après avoir géré la ville pendant 6 ans de 1995 à 2001, la gauche semble désunie. Le parti socialiste est divisé entre Damien Alary, le président du Conseil général, qui avait pourtant tenté d’imposer Françoise Dumas, en vain et une autre partie des militants qui souhaite soutenir Bernard Casaurang, le seul conseiller général socialiste de la ville de Nîmes. Le parti communiste avec Alain Clary semble toutefois en position supérieure car après tout, il a l’expérience de la mairie de Nîmes pour avoir occupé la fonction de maire pendant 6 ans et il dispose d’un capital de sympathie non négligeable. A côté de ça, la droite est unie autour de Jean-Paul Fournier et Yvan Lachaud.
Sur Perpignan, après avoir tenté, en vain, de se présenter à l'investiture socialiste, Jean Codognès serait, aux dernières nouvelles, bel et bien candidat mais dissident, pour ravir le siège de Jean-Paul Alduy, sénateur-maire. Les socialistes ont désigné Jacqueline Amiel-Donat, professeur de droit à l'université de Perpignan et proche de Christian Bourquin (le Frêche-bis des PO), pour diriger leur liste mais le récent scandale issu de son second de liste François Coll, avec un passé proche de l’extrême droite espagnole et des nostalgiques du franquisme, ont forcé ce dernier à jeter l’éponge. Quelle bavure de la part des socialistes ! La gauche qui veut toujours donner des leçons de morale à tout le monde ferait mieux, d’abord, de faire le ménage dans son propre camp. Comment peut-on placer un homme au passé si houleux et aux antipodes complets des idées socialistes en deuxième position sur une liste socialiste ? Liste qui regroupera, par ailleurs, aussi des communistes et des verts ? La gauche voudrait oublier cet incident malheureux jusqu’aux élections ? Mais parlons-en au contraire. Comment les perpignanais pourraient-ils confier la mairie à Mme Amiel-Donat, qui ne sait même pas choisir ses colistiers et qui mets des anciens extrémistes en seconde position? Elle a elle-même prouvé, déjà, son incompétence. A l’opposé, Jean-Paul Alduy (photo) a toutes ses chances d’être réélu face à la division de la gauche.
Sur Béziers, la tentative de parachutage malheureuse de Jean-Claude Gayssot, en 2001, a laissé des traces sur la gauche biterroise. En effet, après avoir été battue dès le premier tour en 2001, qui a vu la réélection triomphale de Raymond Couderc, après avoir obtenue un score historiquement bas lors des législatives de juin 2007, malgré un courage remarqué et remarquable d’Eliane Bauduin, la gauche a du mal à avoir un véritable leader et elle est désunie. D’ailleurs y-en-a-t-il vraiment ? Qui représentera la gauche en mars prochain ? Apparemment Eliane Bauduin ne souhaite pas se présenter, Alain Barrau est fini, Jean-Claude Gayssot a été déjà battu, très largement, en 2001 … reste Jean-Michel Du Plaa. Mais a-t-il réellement une ambition d’être maire de Béziers ? Je ne le crois pas. Il est vrai qu’il est difficile de s’opposer au charismatique Raymond Couderc (photo) qui doit être, sérieusement, un des meilleurs maires de la région. Il a su lentement, avec rigueur et pragmatisme et sans être forcement hyper médiatisé, réhabiliter sa ville, rénover en profondeur les structures vieillies de cette ville qui était en déclin depuis des années. Il a su intelligemment, faire profiter des retombées économiques de l’arrivée de la nouvelle autoroute, de l’implantation universitaire, un dynamisme culturel important, l’implantation de nouvelles entreprises, la restructuration du quartier de la Devèze , … et du renouveau démographique puisque Béziers croît à nouveau, et fortement, depuis 1999. Béziers revit, Béziers attire à nouveau, Béziers peut regarder l’avenir avec beaucoup plus d’optimisme. Réélu au premier tour en 2001, conforté lors des élections présidentielles et législatives en 2007, élu sénateur en septembre dernier grâce à une division de la gauche, Raymond Couderc sera, très certainement, réélu haut la main.
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22.01.2008
Municipales et cantonales à Nîmes et Alès
Un petit tour chez nos voisins nîmois ...
Tout semble rentrer dans l'ordre pour la droite nîmoise, Yvan Lachaud a rejoint la liste de Jean-Paul Fournier et également Franck Proust de l'UMP. Malgré des différents importants entre Yvan Lachaud et Franck Proust, l'intérêt général et la peur de revivre le déchirement de 1995 l'ont emporté.
Au niveau des cantons nîmois, Jean-Paul Fournier devrait se représenter à Nîmes-1, Richard Tibérino à Nîmes-6 et Jean Yannicopoulos sur la Vistrenque. Je n'ai pas le nom du candidat sur Nîmes-2, m'étant laisser entendre que Joëlle Pellissier ne se représenterait pas.
Par contre, rien ne semble clair à gauche, jusqu'à présent, Bernard Casaurang est toujours candidat du parti socialiste et Alain Clary pour le parti communiste. Alain Fabre-Pujol, l'ancien premier adjoint socialiste d'Alain Clary, semble avoir pris du recul et ne se représentera probablement pas, idem pour Françoise Dumas, candidate PS aux législatives, qui a déclaré rester libre de tout engagement. Il est clair que si la gauche part désunie, ceci ouvre un boulevard pour la liste de Jean-Paul Fournier qui a de grandes chances d'étre réélue sans problème majeur.
Quant à Alès, à mon avis Max Roustan (réélu au premier tour en 2001), ne fera qu'une bouchée de Fabien Gabillon, même si, aux dernières nouvelles, il ferait alliance avec Jean-Michel Suau du Parti communiste et avec le Modem (drôle d'alliance tout de même!) le Modem est prêt à faire n'importe quoi pour avoir des élus. Quant au canton d'Alès-Sud-Est, le seul canton renouvelable d'Alès, je ne sais pas si Gérard Roux, maire de Saint-Hillaire-de-Brethmas, qui a rejoint le Nouveau-Centre, se représente ou non.
20.01.2008
La bétonisation au coeur des municipales à Montpellier
Les problèmes de l'étalement urbain et de la bétonisation de Montpellier entrent au coeur de la campagne pour les élections municipales à Montpellier, et c'est tant mieux, c'est un sujet qui me préoccupe particulièrement.
Montpellier est une ville à la démographie galopante, elle attire près de 3000 nouveaux habitants par an et cela n'est pas prêt de s'arrêter selon les statistiques de l'INSEE. Que Montpellier soit une ville attractive et qui attire de nouveaux habitants, tant mieux, c'est un signe de dynamisme mais il est temps maintenant de réagir et d'accompagner cet accroissement de la ville. Voulons-nous d'une ville bâtie à la hâte avec des nouveaux quartiers sans âme et sans vie, toujours dévoreurs d'espaces et de béton? Ou faut-il réfléchir à d'autres solutions et d'autres visions d'urbanisme pour notre ville où l'on tient compte des problèmes liés à l'étalement urbain, à la protection des zones naturelles, au développement durable?
Ce sujet avait été timitement abordé en 2001 par les Verts qui proposaient déjà, à l'époque, la fin de l'étalement urbain de Montpellier ou du moins y mettre un frein, de réhabiliter l'existant et l'ancien plutôt que de rogner de plus en plus nos dernieres zones agricoles et naturelles encore présentes sur le territoire communal. J'avoue que j'avais été tenté de voter pour eux, je ne l'ai pas fait, tant mieux car ils m'ont énormément déçu. En 7 ans, le béton a énormément progessé, des zones entières, autrefois naturelles ou agricoles ont disparu à jamais sous le béton : Odysséum, Malbosc, La Lironde, Port Marianne, Ovalie ... La moindre parcelle libre est aussitôt vendue à des promoteurs via la SERM, bras armé du foncier sur Montpellier. Plus de 15 ZAC et ZAC ont été lancées depuis 7 ans (Ovalie, Les Grisettes, Puech Chevalier, Vincent Auriol, Jacques Coeur, Jardins de la Lironde, Secteur Blayac, ...). Jamais autant de permis de construire n'ont été délivrés depuis les années 60.
Aujourd'hui, la plupart des candidats évoquent ce problème avec plus ou moins de serieux. Les Verts, bien sûr proposent de mettre un frein à cette politique d'urbanisme qui consomme trop d'espace : je ne les crois pas une seconde, ils vont s'allier avec Mandroux au second tour et soutiendront la même politique d'urbanisme depuis 7 ans, ils ne feront rien. Montpellier va continuer à se bétoniser. Hélène Mandroux l'évoque également dans son programme en proposant : "L'étalement urbain est consommateur d'espace et d'énergie. Hélène Mandroux propose un urbanisme où la verticalité "maîtrisée" des bâtiments deviendrait un atout pour le développement durable". Que penser de cela? Rien! Rien n'a été fait par son équipe pour freiner l'étalement urbain, pire : le nouveau PLU et SCOT, votés en 2007, ont ouvert des centaines d'hectares à l'urbanisation (par exemple le projet de ZAD Vincent Auriol, tant décrié, à juste titre, par l'association "Non au béton"). Elle se prépare à urbaniser toute la ceinture verte de Montpellier, tout le secteur au sud de l'autouroute A9 (soit près de 300 hectares!!). Pourquoi changerait-elle de politique maintenant? L'ambition de l'équipe Frêche-Mandroux est clair : faire de Montpellier une ville de 350 000 habitants avec une agglomération de plus de 600 000 habitants! Les quelques 5688 hectares de la commune seront donc tous couverts de béton si ça continue!
Le seul projet serieux qui en parle est celui de Jacques Domergue. Il propose de réconcilier urbanisme et environnement. Il ne s'agit pas de ne plus construire du tout, mais au moins freiner cette progression irrésistible. Par ceci, l'objectif principal est de proposer un développement harmonieux de la ville en limitant les nouvelles constructions trop dévoreuses d'espace. Voici quelques propositions extraites de son programme :
- Gel des ZAD (Zone d’Aménagement Différée) pour préserver les espaces verts
- Extension des aides ANRU aux quartiers anciens à rénover
- Stopper l'étalement urbain en donnant la prorité à la rénovation des logements anciens
- Lancement de vastes OPAH (Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat) qui permettent la réhabilitation du patrimoine bâti et l’amélioration du confort des logements, en proposant aux propriétaires des subventions avec des taux majorés
Vous me direz que ce n'est que 4 propositions? Oui mais elles sont essentielles et très importantes si on veux vraiment revoir la politique d'urbanisme sur Montpellier. D'autre part, Martine Petitout, qui sera sur la liste de Jacques Domergue, donne des propositions intéréssantes sur son blog (http://montpellierauxcitoyens.midiblogs.com/).
Ce problème de la bétonisation de Montpellier est un problème cruciale qui répond à la question fondamentale : comment imaginer le Montpellier de demain? Une ville qui s'accroit trop fortement de manière continue, qui bétonise de partout, qui sacrifie nos derniers vestiges agricoles, qui au bout du compte perd son âme? Ou d'une ville au développement harmonieux qui prend en compte la protection des espaces naturelles et agricoles?
04:20 Publié dans Municipales 2008 à Montpellier, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
Les voeux d'Yvan Lachaud
Décidement hier c'était la journée des voeux ! Je me suis rendu, avec plaisir, à la cérémonie des voeux d'Yvan Lachaud député de la première circonscription du Gard et adjoint au maire de Nîmes, hier soir à l'hôtel Holiday Inn à Nîmes.
Dans une salle surchauffée, la cérémonie a débuté par quelques chants d'une chorale venue de Garons, puis le député a commencé son discours. Contrairement à celui de Jacques Domergue, le discours était calme, posé, pas du tout agressif et Yvan Lachaud n'est pas rentré dans des attaques directes. Yvan Lachaud est un homme tout à fait respectable qui semble avoir de grandes valeurs d'écoute, d'humanité et d'humilité.
Accompagné de quelques élus de la circonscription (Jean Yannicopoulos, Maire de Garons et conseiller général du canton de la Vistrenque, Jacques Bécamel, Maire de Caissargues, Richard Tibérino représentait le maire de Nîmes), de sa suppléante (Hélène Yannicopoulos), de son épouse et ... de Patrice Drevet, (l'ancien présentateur de la météo, ami d'Yvan Lachaud et apparement candidat aux municipales à Pézenas), Yvan Lachaud a d'abord fait un rapide bilan de l'année écoulée. 4 points ont été abordés : la politique nationale, l'Europe (où il a fermement pris position en faveur du mini traité européen simplifié), le Nouveau Centre et son action locale. Au niveau local il a surtout insisté sur son action quant à la création de l'Université de Nîmes.
Il en a par ailleurs profité pour jeter quelques piques, mais sans jamais le citer, à son ennemi intime, Franck Proust, quant à la gestion de la SENIM. Yvan Lachaud étant le seul député du Nouveau Centre de la région, il a rappellé par ailleurs, la difficulté qu'il a pu avoir lors des élections législatives mais surtout également sa réélection triomphale à 57 % des suffrages. (qu'il doit aussi un peu, soyons honnête, au retrait de la course de l'UMP Franck Proust).
Enfin Yvan Lachaud a terminé son discours par une rapide allusion aux élections municipales sur Nîmes. Il a confirmé son contrat d'alliance entre l'UMP et le Nouveau Centre et a affirmé qu'il ne souhaitait surtout pas revoir une division fratricide de la droite comme en 1995 qui avait fait élire le communiste Alain Clary et donc, par conséquent, on peut en déduire qu'il s'engagera bel et bien aux côtés de Jean-Paul Fournier, en bonne position sur la liste et conservera, vraisemblablement, son poste de premier adjoint délégué aux finances tout en conservant néanmois, il l'a affirmé, sa liberté de parole.
L'avenir de la droite peut donc s'éclaircir sur Nîmes et donc, en l'absence d'opposant serieux venant du parti socialiste (ou d'ailleurs), la liste menée par Jean-Paul Fournier a de grande chance d'être réélue une seconde fois. A noter également qu'Yvan Lachaud est un proche de Jacques Domergue et qu'ils ont inauguré ensemble, il y a deux jours, avec Christian Jeanjean, la nouvelle permanance du Nouveau Centre à Montpellier.
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18.01.2008
Les voeux de Dominique Deville de Périère
Très assidu aux différentes traditionnelles cérémonies des vœux, j’ai assisté ce matin à la cérémonie des vœux de Dominique Deville de Périère, présidente de l’Université Montpellier 1. Ils avaient lieu, cette année, à l’UFR d’Odontologie, dans un amphi, visiblement trop petit car tout le monde n’a pas pu s’assoir ni même entrer dans l’amphi.
Dans une ambiance sympathique et décontractée, la présidente a prononcé son discours. Elle a longuement rappelé et énuméré les différentes actions qui se sont déroulées en
2007 avec notamment, l’inauguration du bâtiment 3 de droit, le baptême de la maison des étudiants Aimé Schoenig de Richter, les débuts difficiles du PRES, les distinctions obtenues par certains laboratoires de STAPS et de Médecine notamment en cancérologie, le pôle de compétitivité ORPHEME, la refonte du site internet de l’université. Elle a également chaleureusement remercié les directeurs d’UFR et doyens pour leur travail dans l’intérêt général et non dans leur intérêt personnel (faut-il en voir une pique contre Jacques Touchon, doyen de médecine, présent dans la salle, pour son implication dans la campagne d’Hélène Mandroux et son apparition plus que probable sur sa liste?) … Mais elle a aussi insisté, et j’ai été particulièrement attentif sur ce point, du sens de la responsabilité et la retenue des étudiants de l’université Montpellier 1 sur les événements relatifs aux mouvements contre la loi LRU (en gros, les étudiants n’ont pas foutu le bordel comme à l’UM2 et l’UM3), bien remercié tous les élus étudiants, elle a aussi remercié mes amis Axel Arsac, gestionnaire de la maison des étudiants Aimé Schoenig de Richter pour son travail et mon successeur Nicolas Giraudeau pour la qualité de son travail en tant que VPE. En gros, une présidente qui n’oublie pas ses étudiants et l’engagement important de ces derniers !
Au niveau des projets pour l’année 2008, peu de choses ont été évoquées si ce n’est le passage à l’autonomie pour l’UM1, en tant qu’université « pilote » au niveau de l’année 2009 et la visite des experts du ministère au mois de février.
Ensuite, s’est suivie la traditionnelle remise des palmes académiques. Cette année ont été promus officiers deux doyens : Alain Terol, doyen de pharmacie et Henri Mahé de Boislandelle, doyen d’AES. Parmi les chevaliers, il y a eu Chantal Brunel du service de scolarité de l’UFR Odontologie, Pierre Marès professeur de médecine et directeur du service de gynécologie au CHU de Nîmes, Philippe Gibert, professeur d’odontologie et directeur du centre de soin dentaire, Pierre Dujols professeur de médecine et vice-président du CEVU et enfin Maryse Tedeschi, secrétaire du doyen à l’UFR AES. Je suis fier que l’UFR AES ait été bien récompensée cette année, cette UFR qui a tant besoin de reconnaissance et de soutien. Droit, STAPS et Sciences Eco ont été oublié cette année. D’un côté ce n’est pas plus mal ainsi, ce n’est pas toujours les même qui sont récompensés. La cérémonie s’est conclue par un lunch où j’ai pu revoir beaucoup de mes anciens collaborateurs.23:40 Publié dans Actualité, Université, Université Montpellier 1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.01.2008
Georges Frêche et Lénine
Voilà une déclaration, lue hier dans Midi Libre, qui ne peut me laisser indifférent. Georges Frêche souhaite racheter une statue de Lénine, de 7 tonnes, et la faire ériger sur la place de la Comédie. Extraits du Midi Libre :
"C'est apparement lors d'une visite en Chine, que Georges Frêche est tombé en admiration devant une statue de Mao. Fasciné par l'Histoire et les hommes illustres, l'ancien maire bâtisseur regrette le manque de repères historiques et politiques de la jeunesse française. Il veut voir dans l'érection de cette statue une façon de « repolitiser » le débat. L'oeuvre qui a fait "flasher" le président de la Région est située dans le quartier de Fremont à Seattle, ville de l'État de Washington (nord-ouest des États-Unis). Il a dû la découvrir lors d'une récente visite dans cette ville où il accompagnait une délégation de chefs d'entreprise locaux." ... "Discrètement, la statue était néanmoins à la vente. Dans une fourchette oscillant entre 150 000 $ et 250 000 $. A ce prix-là, les acheteurs ne se bousculaient pas. Jusqu'à ce que l'ancien maire de Montpellier passe par là."
Que vient-faire une telle statue dans notre belle ville?
N'oublions tout de même pas que si Lénine fascine encore par son idéal de justice et d'égalité, ce personnage a été également l'instigateur d'un des plus grands drames de l'Histoire! Soit une guerre civile atroce en Russie, une famine terrible en Union soviétique dans les années 20, un état soviétique totalitaire... sans compter ses métastases en Chine, en Corée du Nord et au Viêt Nam. Sans compter la politique de répression envers les Polonais, les Baltes, et autres minorités de l'empire soviétique ... puis viendra Staline et le terrorisme d'Etat. Le léninisme reste et restera une idéal, une utopie dont les fondements certes généreux basés sur des principes d'emancipation, d'égalité etc ... mais se révèle être une idéologie dangereuse aux conséquences désastreuses (marxisme-leninisme, trotskisme, stalinisme ... puis le goulag, les purges ...). Pendant la guerre civile russe (1918-1921), la Terreur rouge, en réaction à la Terreur blanche, expédie dans les camps du goulag un total de 150 000 à 400 000 personnes qualifiées d’« ennemis du peuple » : mencheviks, contre-révolutionnaires, membres déviationnistes du parti communiste, victimes de l’épuration politique. Lénine engagea la répression pour sauver la Révolution russe et maintenir au pouvoir les bolchéviques.
Monsieur Frêche qui fait toujours des leçons de morale à tout le monde en disant que personne ne connait l'histoire (à part lui bien sûr), ferait mieux de réviser ses classiques.
Cette idée qui apparait en plein coeur de la campagne électorale des municipales ne peut laisser indifférent. Montpellier n'est pas une ville riche, alors pourquoi faire expatrier cette statue (à des coûts exorbitants, sans compter le transport). Tout ceci n'est pas serieux! On critique suffisement la politique et le train de vie fastueux (à juste titre parfois) du président de la république, mais là, n'oublions pas que c'est l'argent des contribuables dont il est question. Franchement, n'y a-t-il pas mieux à faire sur Montpellier que de faire ériger une statue en hommage à Lénine tout ça pour faire plaisir à notre ami Georges. J'espère qu'Hélène Mandroux qui, elle, a l'air d'avoir une morale et une dignité politique, ne souhaite pas réouvrir des plaies du passé en divisant les habitants de Montpellier et souhaite voir l'avenir et le futur sereinement plutôt que sur des idéologies passées et beliqueuses d'un autre siècle qu'est le communisme. Ceci servira de test à savoir si Mme Mandroux sait l'ouvrir contre Georges Frêche et s'emmanciper comme une candidate libre ou si elle reste muette comme une carpe.
N'oublions pas que Georges Frêche sera bel et bien candidat sur la liste d'Hélène Mandroux.
01:15 Publié dans Actualité, Montpellier, Municipales 2008 à Montpellier, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.01.2008
Elections cantonales 2008 dans le Gard
Les élections cantonales auront lieu aussi, comme dans tous les départements français, dans le département voisin du Gard où 23 des 46 cantons sont concernés par les élections cantonales de mars prochain. Les cantons renouvelables seront ceux d’Alès-Sud-Ouest, Anduze, Aramon, Bagnols-sur-Cèze, Beaucaire, Génolhac, La Grand-Combe, Lasalle, Lussan, Marguerittes, Nîmes-1, Nîmes-2, Nîmes-6, Quissac, Remoulins, Rhôny-Vidourle, Sauve, Saint-Ambroix, Saint-Gilles, Saint-Hippolyte-du-Fort, Valleraugue, La Vistrenque et Villeneuve-lès-Avignon.
Il n’y a pas de grands changements à attendre de ces élections, la gauche est majoritaire (19 socialistes, 9 communistes) et le restera. Mais ici, contrairement à l’Hérault la droite a un groupe plus important (13 élus) et il y a un groupe d’élus indépendants (les démocrates) qui possède 5 élus dont deux divers droite (William Portal à Marguerittes et Bernard Portalès à Bessèges) et 3 divers gauche (Christian Flaissier à Lasalle, Lionel Jean à Quissac et Francis Maurin à Saint-André-de-Valborgne). Le groupe communiste est également (trop ?) important (9 élus) car c’est surtout autour d’Alès (Génolhac, la Grand-Combe , Saint-Ambroix, Alès Nord-Est et Ouest, Saint-Chaptes et Barjac), ancien fief ouvrier et ancien pays minier où les communistes obtiennent de bons scores, par tradition familiale sans doute … j’espère que cela évoluera un jour.
La droite s’en sort assez bien des élections cantonales dans le Gard depuis 10 ans, d’autant plus que depuis 1998 où elle avait perdu la quasi-totalité des cantons de Nîmes et ne conservait plus que 8 élus, elle est arrivée à gagner 5 cantons dont 4 en 2001 en battant notamment 3 communistes sortants (Elie Bataille à Beaucaire, Joëlle Pelissier à Nîmes-2, Richard Tibérino à Nîmes-6 et Olivier Lapierre à Saint-Gilles) tout en conservant les sortants (Jean-Paul Fournier à Nîmes-1, Jean Yannicopoulos à La Vistrenque , Patrick Vacaris à Villeneuve-lès-Avignon, Gérard Roux à Alès-Sud-Ouest, Jacques Sauzet à Remoulins et transition réussie de Jean Poudevigne à Aramon par Gérard Blanc). La victoire de la ville de Nîmes par l’UMP Jean-Paul Fournier a permis d’amplifier cette victoire sur les cantonales et notamment les cantons nîmois. En 2004, la droite a même réussie à gagner un canton, celui de Nîmes-5 par Franck Proust, à conserver Aigues-Mortes par Léopold Rosso mais a perdu Uzès et Pont-Saint-Esprit pour le regagner un an plus tard.
En 2005, en effet, Gilbert Baumet a obtenu l’annulation des élections de 2004 pour le canton de Pont-Saint-Esprit où il avait été battu de quelques voix par le socialiste Christophe Serre, et a été réélu. Baumet est un cas particulier car c’est un élu qui a « changé de veste », ancien président socialiste du conseil général entre 1982 et 1994, ancien ministre sous Bérégovoy, ancien sénateur puis député PS entre 1980 et 1997, après avoir été un temps dans le groupe des « Non Inscrits », il siège désormais depuis 2005 avec les élus de l’UMP et donc de l’opposition de droite. C’est un « Eric Besson » avant l’heure où plutôt un « «Bernard Tapie » local, si on tient en compte le nombre de procédures judiciaires en cours contre lui.
L’enjeu pour l’UMP va être important cette année, car c’est en 2008 qu’elle a le plus d’élus sortants (10 sur les 13) et se doit donc avant tout de les conserver et d’en gagner d’autres.
Sur les cantons renouvelables, il n’y a peu de renouvellement à attendre sur les changements d’étiquette, les communistes devraient conserver Saint-Ambroix avec Jean-Claude Paris, La Grand-Combe avec Patrick Malavieille et Génolhac avec Guy Laganier (les choix politiques n’évoluent malheureusement peu ici, c’est glacialement immobile), les socialistes conserver les cantons cévenols (St Hippolyte du Fort où Damien Alary devrait être réélu sans problème, Sauve, Anduze et Valleraugue) et celui de Lussan. Les seuls cantons qui pourraient éventuellement basculer en faveur de la droite, au vu des résultats des scrutins de 2007, seraient ceux de Bagnols-sur-Cèze (actuellement détenu par le socialiste Jean Vidal) et Rhôny-Vidourle (actuellement détenu par le communiste Patrick Bonton élu lors d’une partielle en 2002 suite au décès de René Dupont).


