21.06.2008

Le T.A. de Montpellier inverse les résultats des élections à Saint-Jean-de-Védas !

Les juges ont suivi l'avis du commissaire du gouvernement de réintégrer 89 bulletins nuls. Une décision qui met Atlan sur la sellette

Avant-hier, en confirmant les recommandations du commissaire du gouvernement, les juges du tribunal administratif ont fait vaciller un peu plus le fauteuil du maire scocialiste de Saint-Jean- de-Védas, Jacques Atlan.

En effet, la décision de prendre finalement en compte les 89 bulletins de vote qui avaient été considérés comme nuls lors du second tour des élections municipales est synonyme d'inversion des résultats. Et la défaite d'Isabelle Guiraud, tête de la liste "Union pour Saint-Jean", pour 33 voix seulement, se transformerait en victoire pour 56 voix. L'actuel maire, Jacques Atlan, se verrait ainsi renvoyé dans l'opposition.

Les juges ont donc décidé d'inverser le résultat du second tour de scrutin des élections municipales védasiennes.

Pour Isabelle Guiraud, « cette décision est une grande satisfaction. Je ne suis pas étonnée. Je ne vois pas comment les juges n'auraient pas suivi les recommandations du commissaire du gouvernement. » Pour autant, elle sait que cette décision n'est pas exécutoire. Un appel de Jacques Atlan pourrait encore maintenir le suspense entre quatre et six mois. Michel Lenthéric, colistier d'Isabelle Guiraud, estime : « Une bonne décision que celle du tribunal qui montre ainsi son respect de la démocratie, dont devrait s'inspirer M. Atlan. » Même son de cloche de la part d'Éric Petit : « En faisant appel, M. Atlan croit gagner du temps mais il en fait perdre aux Védasiens. ».

Quelques heures après, Jacques Atlan a déclaré, bien etendu, qu'il ferait appel de cette décision auprès du Conseil d'Etat.

Encore de longs mois à attendre pour faire enfin regner la démocratie sur Saint-Jean .... vivement que ça se termine et qu'Atlan dégage enfin ...

04.06.2008

Saint-Jean-de-Védas : l'élection de Jacques Atlan peut-être annulée?

guiraud isabelle.JPGJ'ai assisté hier matin à l'audience du tribunal administratif de Montpellier dont l'ordre du jour était le recours déposé par Isabelle Guiraud (photo) qui vise à réintégrer les 89 bulletins de votes en sa faveur qui avaient été annulées lors du dépouillement des élections municipales de Saint-Jean-de-Védas.

L'enjeu est de taille, en effet, car le juge administartif, s'il accepte de réintégrer ces 89 bulletins de vote dans le décompte total, fera de-facto élire Isabelle Guiraud maire de la commune. 

Après une courte plaidoirie, l'avocat de la liste "Union pour Saint-Jean" démontre, jurisprudences à l'appui, qu'il faut réintégrer ces bulletins comme valables car ils n'entâchent pas la volonté de l'électeur de voter pour cette liste, il n'y a donc pas de tromperie, ni de fraude. La réintégration de ces bulletins est un simple retour des choses.

Jacques Atlan, de son côté, qui a tenu à représenter lui-même ses intérêts, s'est lancé dans une longue plaidoirie, certes intéréssante, mais relativement confuse et peu pertinente. Au fond, la chose qu'il espère c'est une anulation totale de l'élection et donc la mise en place d'un nouveau scrutin à Saint-Jean-de-Védas, la seule chance qu'il est de s'en tirer car il sait pertinement, au fond de lui, que le statut quo est impossible.

La bonne nouvelle est venue du commissaire du gouvernement qui a plaidé en faveur de la réintégration de ces bulletins et donc de l'anulation de l'élection de Jacques Atlan. Le juge administratif, s'il suis les conclusions du magistrat, pourra donc, on l'espère, proclamer officiellement la liste "Union pour Saint-Jean" dirigée par Isabelle Guiraud comme vainqueur du scrutin avec 56 voix d'avance. Cependant, il n'est pas obligé de suivre cet avis, la réponse définitive dans 15 jours ... à suivre ...

12.05.2008

Ségolène Royal autoritaire

Les socialistes, éternels donneurs de leçon de démocratie, feraient mieux de voir ce qui se passe un peu dans leur propre camp où la démocratie semble règner en maître!

Voici un extrait pris lors d'une séance du conseil régional de Poitou-Charente :

30.04.2008

Saint-Jean de Védas : la férocité du maire continue, la lutte aussi!

 

Deux vidéos intéréssantes prises ce mois-ci qui démontrent l'autoritarisme violent d'Atlan, le maire socialiste illégitime de Saint-Jean-de-Védas. Vivement le jugement du tribunal administratif qui va, je l'espère, virer ce type une bonne fois pour toute. Les images parlent d'elle-même, il n'y a rien de plus à rajouter si ce n'est que je suis, bien entendu, à 100% derrière Isabelle Guiraud, Michel Lenthéric et Eric Petit.

29.04.2008

Montpellier Notre Ville

En recevant le dernier journal de propagande municipale (Montpellier Notre Ville), je ne peux m’empêcher d’y faire quelques remarques. Ce journal gratuit, diffusé dans toutes les boîtes aux lettres de la ville par la société Adrexo est un outil de propagande redoutable payé par les contribuables. Si l’on considère qu’un habitant sur deux le lit, c’est dire l’impact que peut avoir ce genre de média dans l’esprit des habitants de Montpellier.

Outre les louanges apportées par ci par là, à Hélène Mandroux ou par elle (qui proclame d’ailleurs, dans son édito, Montpellier comme « capitale du Sud de la France  » !!! Marseille et Toulouse, où êtes-vous ?) Grande fan des slogans préfabriqués et qui ne veulent rien dire, du style : « Construire une ville solidaire, dynamique respectueuse et durable », une formule digne de la franc-maçonnerie ! On remarque aussi dans les pages intérieures, les traditionnelles photos des élus tout sourire, pour bien montrer qu’ils sont actifs en inaugurant des rues et coupant des rubans, nous avons également, ce mois-ci, la nouvelle composition du conseil municipal.

A noter une double page pour les adjoints avec une description complète de leurs délégations qui font parfois rire comme par exemple pour Régine Souche : « déléguée à l’égalité des droits et des devoirs et à la tranquillité publique », on aurait pu tout simplement dire « déléguée à la sécurité et à la police municipale » ! Bien entendu, de la part de la gauche, ça ne fait pas bien !

Autre délégation amusante, celle de Miche Passet : « délégué à la jeunesse et à la ville étudiante ». On se demande bien en quoi ce technicien communiste y connaît à la vie étudiante ? J’aurai préféré y voir un Mickaël Delafosse (cantonné à la culture) ou un Jacques Touchon qui s’y connaissent un peu mieux en la matière. Annie Bénézech, après avoir trahi les Verts a trouvé sa place comme adjointe au quartier des Près-d’Arènes.

Eva Beccaria, après avoir été adjointe aux finances, se retrouve avec une délégation minable et incompréhensible : « qualité des services de la vie quotidienne » ou encore Perla Danan déléguée au « Conseil des Sages », on se demande ce qu’est encore cette invention ? On regrette par ailleurs aucune délégation pour l’environnement, ce n’est vraisemblablement pas une priorité pour cette municipalité. Pour les autres conseillers municipaux, une seule page seulement. Délégation pour le communiste Cédric Sudres qui se sent peut-être investi d’une mission divine avec les « Parcs et Jardins » Il s’y connait en espaces verts ? C’est nouveau ça ! Ou encore pour le pailladin Brahim Abdou qui pense à lui tout seul représenter la population étudiante, le voilà délégué à la Maison de l’Etudiant !!!  Sophie Jaquest et Georges Frêche semblent n’être délégués à … rien du tout !

Deux lignes seulement pour les élus de l’opposition où l’on peut remarquer la différence sur la qualité des photos : des photos impeccables pour les élus de la majorité prises vraisemblablement par un photographe professionnel (peut-être Fanny Dombre-Coste ?) et des photos de qualité médiocre prises sur le vif (et pas encore présentes sur le site internet de la mairie) pour les élus de l’opposition (à part celle de Mustapha Majdoul qui était adjoint sous l’ancienne mandature), avec une volonté opportune de mettre les élus de l’UMP sur deux lignes.

Les tribunes politiques sont intéressantes à lire (c’est d’ailleurs en général ce que je lis en premier dans ce journal, seul espace de réelle liberté de parole sur un journal financé par des fonds publics), surtout celles des Verts où Jean-Louis Roumégas a tout à fait raison : situation absurde, ils sont dans l’opposition après avoir gouverné cette ville avec les socialistes et les communistes pendant 7 ans ! Et ils ont bien été récompensés : tous les sièges de l’opposition dans les différentes commissions municipales ont été attribués aux élus de l’UMP, autrement dit, les élus Verts ne siègent dans aucune commission. Cruelle sanction pour ce pauvre Roumégas, lui qui était 2ème adjoint lors de la précédente mandature ! La tribune politique du Modem est nulle ! Le Modem dans la majorité est bien un signe de la déchéance morale et idéologique de la gauche et des socialistes, en tout cas, sur Montpellier où on a une gauche « caviardisée » et embourgeoisée. Il serait intéréssant de savoir où habitent tous ces élus de la majorité. A mon avis peu doivent habiter la Paillade , le Petit-Bard ou la cité Paul-Valéry. Quant aux tribunes des socialistes et des communistes, elles n’ont aucun intérêt si ne n’est flatter toujours la majorité, dire qu’Hélène est super, tout ce qu’elle fait est génial et dire tout le mal qu’ils pensent du gouvernement. Je ne me sens nullement représenté par ces gens là.

08.04.2008

Parcours mouvementé de la flamme olympique à Paris

 

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Après Londres dimanche, c’est à Paris hier que le parcours de la flamme olympique a été fortement perturbé : Manifestations en tout genre, déploiements d’immenses banderoles, …Et tant mieux ! Il fallait se faire remarquer dans le pays des Droits de l’Homme qu’est la France. Je soutiens tout à fait les militants de Reporters Sans Frontière et tous les militants en faveur de la liberté au Tibet. Je pense que toutes les villes qui accueillent la flamme olympique doivent vraiment montrer leur opposition à la violence des autorités chinoises qui bafouent les Droits de l’Homme. La France a bien fait de montrer que nous somme attachés à ces valeurs de liberté et que nous dénoncions les mensonges et l’oppression en Chine. Je suis heureux d’avoir vu des députés de toutes sensibilités (UMP, PS, Vert, …) montrer leur indignation devant le parvis de l’Assemblée Nationale brandissant une banderole. Il ne faut pas baisser les bras, il faut continuer la lutte, penser à tous ces hommes et ces femmes qui se battent pour leur liberté au Tibet !

Finalement la tenue des JO à Pékin aura eu un point positif : celui de montrer au monde l’horreur de la dictature communiste chinoise et la terrible répression au Tibet. Je regrette, cependant, à certains comportements de manifestants qui s’en sont pris aux athlètes qui portaient la flamme dans les rues de Paris en les insultant. Il ne faut pas se tromper de cible, il ne faut pas cracher sur la flamme olympique, symbole des valeurs qu’elle représente, les valeurs de l’olympisme sont universelles, ce n’est pas aux chinois et à leurs dirigeants de s’accaparer de ces valeurs. Défendons, les valeurs de l’olympisme, dénonçons toute forme d’oppression et notamment celle de la dictature communiste chinoise. Oui, je suis favorable au boycott de la cérémonie d’ouverture des JO pour montrer un geste fort de soutien aux tibétains.

03.04.2008

Résultats des élections du CROUS : l'UNEF stagne, on perd un élu

596823837.gifJe me permets de donner mon avis a posteriori et à titre personnel sur le scutin d'aujourd'hui qui consistait à élire les représentants étudiants au CA du CROUS de Montpellier. Je n'ai pas voulu m'exprimer avant parce que ce n'est plus mon rôle. Je ne suis plus étudiant, je n'ai plus aucune responsabilité dans ce milieu, vous ferez donc ce que vous voulez de mon point de vue, parce que j'ai un peu d'expérience en la matière d'élections du CROUS (j'ai participé aux élections de 2000, 2002, 2004, 2006 et 2007). C'est la première fois depuis longtemps que je n'ai absolument rien fait pour le CROUS cette année, d'un autre côté normal, ce n'est plus de mon ressort, place aux jeunes.

Voici donc mon point de vue :

Je suis très déçu de voir comment se sont déroulées les élections du CROUS cette année. Je vois que l'élan de fédération que nous avions lancé il y a déjà quelques années avec les anciens élus de l'UM1 et des autres université, n'existe quasiment plus. Les assos travaillent chacune dans leur coin, il n'y a plus de volonté d'union. Or l'union est nécessaire si l'on veut gagner des élections notamment au CROUS qui est une élection académique et où il est vrai, l'UNEF a un énorme avantage parce que c'est une organisation unie et nationale qui sait dépasser les clivages des facs et des universités.

Nous, les associatifs, si l'on additionne nos scores aux différentes élections (UFR, CA, CEVU ...) et si en plus, on prend compte que c'est dans notre "fief" l'UM1, où on vote traditionnellement plus qu'ailleurs, on pourrait largement gagner le CROUS, qui est, je le rappelle, le véritable lieu pour mesurer les forces syndicales et associatives représentatives du monde étudiant.

Très déçu, je le suis, je suis même plutôt en colère. Qui a organisé ces élections ? Qui a monté la liste Inter-Assos? Où sont passés nos valeurs? Où est le programme?

Ce programme est vraiment pas terrible : il n'y a aucune proposition concrète, c'est effarant! On ne parle absolument pas des problèmatiques régionales et locales, de nos cités-U, de nos restos-U ... On se plaint suffisament que les syndicats comme l'UNEF ou l'UNI ont leurs ordres dictés depuis Paris, mais je constate que c'est exactement la même chose pour Inter-Assos cette année. On reçois maintenant les directives directement depuis la FAGE dont ce programme n'est rien d'autre qu'un copié-collé de leur programme national.

Cette liste est tout simplement ridicule. Quand on voit que sur la liste on met en position éligible des étudiants d'orthophonie (qui représentent tout de même une portion infime des étudiants de l'académie), quand on voit qu'il n'y a aucun représentant de Richter, aucun représentant de Perpignan, aucun représentant de l'UM3 en position éligible ni de droit, ni de pharma, ni d'IUT, aucune communication n'est passée véritablement dans les assos ... La mobilisation a été extrèmement faible là où d'habitude les bureaux nous sont favorables. Mais qu'ont fait les présidents de Corpo? Qu'a fait le BVE? La défaite était largement prévisible. Il faut arretez de croire que médecine représente à elle toute-seule l'UM1! 5 étudiants de l'UFR médecine sur cette liste, c'est beaucoup trop! En plus l'orde des candidats de la liste a été choisi en dépit du bon sens, sans aucune cohérence, sans lisibilté. Les formations de santé sont ultra-sur-représentées.

Il ne faut pas s'étonner qu'après toutes ces grosses erreurs de calculs stratégiques, les assos ont réussi à perdre un siège.

Les résultats sont là :

- UNEF : 3 élus

- INTER-ASSOS : 2 élus

- UNI : 1 élu

- SUD : 1 élu.

Ce n'est donc pas une victoire de l'UNEF mais c'est un défaite, et lourde, des assos étudiantes. Perso, je m'y attendai, ce n'est pas une surprise. Les représentants de la liste pourront toujours essayer de trouver un bouc émissaire responsable de cette défaite (car c'en est une!) mais les véritables responsables ce sont les présidents de corpos qui ne se sont absolument pas bougé pour ces élections et les élus qui n'on visiblement pas mobilisé grand monde. Une élection ça se prépare un minimum, on ne se bouge pas uniquement deux jours avant le jour du vote. Or la veille du scrutin, j'ai fait le tour des facs : pas une affiche, pas un tract, rien !

Les résultats sont mauvais, les plus mauvais depuis 4 ans, nous avons perdu 1 élu. Quel gâchis!

30.03.2008

Nouveaux conseils à la gouvernance de l'UM1

371377000.jpgConformément à la loi LRU dite loi sur l'autonomie des université dont l'Université Montpellier 1 doit être une université "pilote", l'ensemble des trois conseils (CA, CEVU et CS) a été renouvellé cette semaine et la semaine dernière.

Si la semaine dernière était réservée pour les étudiants, c'était au tour des personnels de voter ce mardi pour les enseignants et ce jeudi pour les personnels IATOSS. Avec un recentrage et une prédominence réservée au CA, il est évident que ces élections ont fait apparaître un clivage important et une bipolarisation des forces politiques que nous ne connaissions pas vraiment auparavant à l'UM1. De plus, le nouveau mode de scrutin (scrutin proportionnel, sans possibilité de panachage avec prime pour la liste arrivée en tête) a permis de voir s'affirmer une majorité et une opposition de façon claire et limpide.

Si l'on s'interresse au CA, seul conseil où il y a véritablement un enjeu, au niveau des enseignants, la liste du collège A (professeurs) dirigée par le professeur de médecine Jacques Bringer est arrivée en tête et raffle ainsi 6 des 7 sièges, la liste dirigée par le professeur de droit Paul-Henri Antonmattei n'en gagne qu'un. Par contre, au niveau du collège B (Maîtres de conférences, PRAG et PRCE), c'est la liste dirigée par l'actuel VP du CA Philippe Augé qui gagne 6 sièges contre 1 seul pour la liste dirigée par Maurice Hayot.

Au final, le rapport de force est identique au niveau des élus enseignants (7 élus de chaque liste sur les 14 élus au total), ce qui laisserait supposer que les voix des étudiants et des personnels IATOSS seront déterminantes pour l'élection du futur président de l'UM1. Dominique Deville de Périère n'est donc pas assurée d'être réélue, d'autant plus qu'il paraîtrait selon certaines rumeurs, que l'ancien président de l'UM1, Alain Uziel, tenterait de revenir aux affaires. Avec un collège électoral extrèmement restrein (22 votants), chaque voix va compter et le résultat risque d'être très serré. Autant dire que l'on peut s'attendre à de nombreuses tractations du côté des candidats au poste de président avec les élus étudiants et IATOSS, véritables arbitres du scrutin.

En exclusivité, voici la nouvelle composition du CA de l'UM1 :

Représentants des enseignants :

Collège A : Jacques BRINGER (UFR Médecine), Jean MARTINEZ (UFR Pharmacie), Joël BOCKAERT (UFR Médecine), Catherine RIBOT (UFR Droit), Marielle CADOPI (Directrice de l'UFR STAPS), Jacques PERCEBOIS (UFR Sciences Economiques), Paul-Henri ANTONMATTEI (Directeur de l'UFR Droit)

Collège B : Philippe AUGE (UFR Droit), Christian LAGARDE (Directeur de l'UFR Sciences-Economiques), Dominique HILLAIRE-BUYS (UFR Médecine), Jean VALCARCEL (Directeur de l'UFR Odontologie), Alexandre VERNHET (ISEM), Jacqueline CASADEBAIG-LAFON (UFR Pharmacie), Maurice HAYOT (UFR Médecine)

Représentants des étudiants :

Jérémy DESCOUX (UFR Médecine), Axel ARSAC (UFR AES), Aurélien BARAU (UFR Pharmacie), Sylvain MALGOUYRES (UFR Droit), Manuel ALAVER (UFR Droit)

Représentants des personnels IATOSS :

Régine REY (SNPTES, Services de formation des personnels), Hélène HERRADA (A&I, UNSA, Responsable administrative de l'UFR Médecine), Dominique PAUMELLE (CGT, DEVE)

25.03.2008

Cérémonie d'allumage de la flamme olympique sous fond de dénonciation de l'oppression chinoise.

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On en parle de plus en plus, et à juste titre, la repression actuelle des autorités chinoises sur les défenseurs des droits du Tibet est inadmissible. Je ne peux que soutenir les actions courageuses de Robert Ménard, le président de Reporters sans Frontière, pour dénoncer la répression policière et la censure du gouvernement chinois face aux problèmes du Tibet. Son arestation, par ailleurs, par la police grècque, est tout à fait scandaleuse.

Les Jeux olympiques de Pékin déchainent les passions sur ce sujet, et c'est tant mieux, car cela oblige au monde entier à ouvrir les yeux du monde entier sur cette répression sanguinaire de la Chine sur les tibétains. Je suis un ardent défenseur de la liberté d'expression, les journalistes doivent montrer et profiter de l'occasion des Jeux Olympiques pour parler de ce drame en Chine. Comment, en 2008, on peut accepter une telle violence? Comment accepter que la Chine, une des premières puissances du monde, puisse encore bafouer les Droits de l'Homme?

Le président Sarkozy ainsi que Rama Yade ont condamné la Chine sur ces agissements mais du bout des lèvres. Je pense qu'il faut aller plus loin. Un boycot pur et simple de ces Jeux Olympiques n'est pas une bonne idée, par contre, je suis favorable au boycot de la cérémonie d'ouverture. Cela montrerai un signe fort au monde entier, de le désapprobation de la France, pays des Droits de l'Homme, face à la dictature chinoise et à la répression slanglante sur les problèmes du Tibet.

04.03.2008

Municipales à Montpellier : premier débat public sur l'urbanisme à l'Ecole d'Architecture

1708344716.jpgHier soir j’ai assisté au seul débat public de la campagne des municipales à Montpellier. Ce débat était organisé par l’association « Non au béton » et avait lieu à l’école d’architecture.

L’association n’avait convoqué que les trois principaux candidats : Hélène Mandroux, Jacques Domergue et Jean-Louis Roumégas. Les thèmes du débat : l’urbanisme, l’étalement urbain, la maîtrise de l’accroissement de l’agglomération, la protection des espaces verts et naturels (attention à bien faire la distinction entre les deux) et des points précis sur la future ZAD Vincent Auriol, principal item du débat.

Ce débat a été très intéressant. Gros point noir d’abord : honte à Mandroux qui n’était pas là ! Madame Mandroux se croit certainement déjà réélue, elle n’attache vraisemblablement pas d’importance à ce genre de débat! Cette attitude, lâche, montre le peu d’intérêt qu'elle accorde au débat démocratique avec les citoyens. Elle était néanmoins remplacée par Philippe Saurel, l’actuel adjoint à l’urbanisme qui a pu défendre tant bien que mal son point de vue. Le problème c’est que l’on ne sait pas quel était le rôle de Philippe Saurel : représentant de la candidate Mandroux ou bien adjoint actuel à l’urbanisme ?

Quoi qu’il en soit, le débat a pu faire apparaître des clivages :

Sur l’étalement urbain d’abord. M. Saurel souhaite urbaniser la totalité de la superficie de la commune jusqu’aux limites communales (une ville toute couverte de béton en quelque sort, quelle horreur !), M. Domergue lui ne souhaite pas se limiter au niveau communal, l’urbanisme est un problème qui doit être maîtrisé au niveau de l’agglo, M. Roumégas, lui, s’est positionné en faveur d’une « ceinture verte » autour des limites communales de Montpellier, en séparant avec les communes limitrophes de Montpellier par de vastes espaces naturels et agricole.

Sur les limites à donner à la ville. M. Domergue souhaite un développement limité et harmonieux et un gel total des ZAC et ZAD en cours et tout remettre à plat en concertation avec les habitants et mettre le paquet sur la rénovation de l’ancien habitat. M. Saurel souhaite poursuivre le politique en cours, un urbanisme et bétonnage à outrance, la poursuite des ZAD et des ZAC. M. Roumégas a une position plus tranchée : stoppage de l’étalement urbain, favoriser la rénovation de l’ancien et densifier le bâtit existant plutôt que repousser de plus en plus loin les limites des zones urbanisées.

Sur la ZAD Vincent Auriol, secteur de Thomassy, point principal du débat, M. Roumégas  a une position ferme : non à toute construction sur ce secteur, maintien des zones naturelles et agricoles. M. Domergue souhaite annuler le projet d’urbanisme actuel et limiter la construction au strict minimum, M. Saurel souhaite faire aboutir son projet.

Une vague polémique s’est ensuite engagée quand les leaders de l’association « Non au béton » ont projeté un diaporama sur l’avenir possible de l’urbanisation de ce secteur. En fait, pour l’instant, rien n’a encore été tranché. Mais, élections municipales obliges, il est légitime d’avoir le point de vue de chaque candidat sur ce projet et ce qu’ils feront une fois élus. M. Saurel a violement réagi car pour l’instant il ne s’agit nullement d’un projet de la mairie mais un projet du cabinet d’expert, mandaté par la mairie. Quoi qu’il en soit, ce projet est effrayant : quasiment toutes les zones seront urbanisées, plus de vignes, plus d’espaces agricoles, plus d’espaces verts, que du béton !

En conclusion, un débat intéressant, des candidats respectueux qui ne se coupaient pas la parole (Mandroux, la championne du coupage de parole n’était pas là), un public relativement calme, à part quelques piques contre Saurel de la part des membres de « Non au béton » présents dans la salle mais rien de bien méchant.

Sur ce point précis de l’urbanisme, la protection des espaces naturels et agricoles on a trois points de vue :

  • La poursuite de la politique actuelle d’urbanisme : bétonnage à outrance et étalement prôné par Philippe Saurel et Hélène Mandroux

  • Une position plus nuancée pour Jacques Domergue : un frein au béton, remise à plat de la politique actuelle d’urbanisme, protection des espaces naturels

  • Une position bien plus tranchée pour Jean-Louis Roumégas : stoppage des zones constructibles sur Montpellier, mise en place d’une ceinture verte autour des limites communales, maintien des espaces agricoles et naturels, fin de la ZAD sur le secteur de Thomassy, maintien des zones vertes naturelles des rives du Lez, berges de la Mosson , berges du Rieucoulon, la Mogère.

Entre ces différents points de vue de la politique d’urbanisme sur Montpellier, et uniquement sur ce point précis, je soutiens, bien entendue, la position de Jean-Louis Roumégas, positions auxquelles j’adhère à 100%. Une fois que les ZAD et ZAC actuellement en cours de construction, arriveront à terme, il faut arrêtez de construire sur Montpellier et raisonner en terme d’agglomération. Montpellier, seule, ne peut pas absorber la quasi-totalité des nouveaux habitants.

Pour terminer, carton rouge au directeur de l’école d’architecture, je n’ai vraiment pas compris son attitude. Le débat était intéressant et légitime. L’école d’architecture est un lieu public qui dépend du ministère de la culture, le lieu était tout à fait approprié pour débattre de l’urbanisme et de l’aménagement urbain.

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